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Vivaldi : les « Giardino » et Christophe Coin

À emporter, CD, Musique d'ensemble

Antonio Vivaldi (1678-1741) : Concerti per violoncello (volume 1). Christophe Coin, violoncelle ; Il Giardino Armonico (direction Giovanni Antonini) ; Enrico Onofri, « Concertmeister ». 1 CD Naïve OP 30426 Vivaldi Edition volume 39. Enregistré en 2006. Notice trilingue (français, anglais, italien). Durée : 65’16’’

 

Les concertos pour violoncelle d’ ont toujours suscité l’attention des plus grands interprètes : Fournier, Tortelier, Rostropovitch, pour ne citer que les plus célèbres, nous ont fait découvrir ces trésors depuis bien longtemps. Aujourd’hui, l’interprétation dite baroque les restitue avec une verve incomparable. Il n’est plus besoin de présenter , immense musicien ( particulièrement en vue dans tout ce qui concerne le violoncelle baroque, il s’est déjà distingué dans les sonates pour violoncelle du même auteur et a déjà laissé un premier enregistrement fort apprécié de ces concertos avec l’Academy of Ancient Music de Christopher Hogwood, chez Decca, en 1989, récidivant ensuite chez Teldec en 1995 avec le même Giardino Armonico) : il nous livre aujourd’hui une nouvelle « mouture » – éblouissant premier volume – des concerti : ludiques, solaires, mais très sobres à la fois, sans effets gratuits, avec un archet tout abandonné au jeu vivaldien, aidé par cette phalange talentueuse et fougueuse que sont les « Giardino ». Cet album est une belle illustration de ce nouvel instrument, le « violoncello », inventé par Amati, successeur de la viole de gambe, en ce XVIII° siècle commençant. La variété est au rendez vous, avec utilisation suivant les besoins du violoncello piccolo, instrument plus petit et doté d’une cinquième corde aiguë, prête à magnifier la virtuosité. L’accompagnement « à géométrie variable » apporte un relief incomparable et varié à ces pages, images parfaites de la musique vénitienne tant aimée en Europe, jusqu’à Johann Sebastian Bach.

Bien sûr, dans ce disque, les instruments historiques font partie de la fête, dont un splendide violoncelle signé Alessandro Gagliano c. 1770, prêt du Fonds Instrumental Français.

Naïve poursuit ainsi son intégrale Vivaldi (déjà le volume 39), album après album, nous permettant de savourer lentement ces chefs d’œuvres : c’est le coffret en substance, d’une intégrale qui se construit goutte à goutte. Il ne nous reste plus qu’à patienter maintenant pour la suite de ces concerti, au nombre de vingt huit : de belles émotions en perspective.

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