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Pascal Lengagne s’invite à Bollywood

À emporter, CD, Cinéma et musique

Pascal Lengagne : Bollywoogie. Programmation, claviers, gimbarde, percussions, voix, Pascal Lengagne ; Saxophone : Serge Casero ; Trompette : Cécile Boumard. 1 CD + 1 DVD Le Maquis LM 54107 HM 734. Code barre : 94881 85189. DDD. Notice française. Durée CD : 35’. Durée DVD : 51’

 

Le film Bollywoogie est le fruit d’une rencontre impromptue : « Un homme chauve et barré [] se fait un délire tout seul dans son studio et pond une musique hybride, mélange d’un dialecte indien le Kannada, de sa propre voix, de musiques indiennes et électro et d’enregistrements étranges faits de bric à brac. Un autre homme [le producteur Laurent Tolleron], aussi chevelu qu’imprévisible écoute cette compo et a une vision. Il VOIT des images sur cette musique… Il réclame une comédie musicale ! Un french Bollywood ! » De cette vision insolite naît le film Bollywoogie, réalisé par J. G. Biggs, interprété par le célèbre rappeur Stomy Bugsy, Jeff Esperansa, Leeroy et une jeune danseuse sublime, Aurélie Carpy, qui crève littéralement l’écran.

Cette comédie déjantée, qui suit le parcours de deux occidentaux un peu benêts perdus dans un pays dont ils ne comprennent rien, s’inscrit totalement dans l’air du temps en surfant de manière ironique sur la vague Bollywood. Depuis quelques années, les occidentaux redécouvrent les comédies musicales pharaoniques produites par cette Mecque du cinéma. L’Inde, avec près de 800 films par an, est en quantité, le plus grand producteur cinématographique du monde ; mais impérialisme américain oblige, c’est Hollywood qui a bénéficié de la plus grande visibilité pendant toute la seconde moitié du XXème siècle… Destiné à un public majoritairement pauvre, la production Indienne exalte les rêves de la population en mettant en scène de jeunes amants, de préférence beaux et riches, qui s’aiment, malgré les obstacles qui se présentent sur leur route. Grande caractéristique du cinéma de Bollywood, la musique est omniprésente et l’intrigue est très souvent interrompue par des numéros dansés.

Le film de Biggs parodiant ces comédies musicales, il fallait en toute logique une musique qui soit dans la même veine. C’est ce à quoi s’est attelé, poursuivant ainsi le travail qu’il avait entamé avant même que le projet existe. Pour une musique totalement réalisée en home-studio, le résultat est extrêmement étonnant et montre de la part du compositeur (qui a déjà travaillé pour le Show du Millenium à la tour Eiffel, pour le Futuroscope de Poitiers, pour les ouvertures des jeux paralympiques d’Athènes ou de la Coupe du Monde 1998), une sensibilité musicale et une virtuosité technique hors du commun : chaque morceau est un tube en puissance.

Un disque à écouter sans modération… Patchouki… et Muchas Kaloufi, Pascal !

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