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BOF et petites formes

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Jérôme Naulais (né en 1951) : Vertiges. Jan Kœtsier (1911-2006) : Quintette op. 65. Ivan Jevtic (né en 1947) : Trois Madrigaux Slaves. Vladimir Cosma (né en 1940) : Courts Métrages. André Lafosse (1890-1975) : Suite Brève. Vertige Brass Quintet : Alexis Demailly, trompette ; Marc Geujon, trompette ; Nicolas Drabik, trombone ; Cyrille Grenot, cor ; Philippe Gallet, tuba ; Jean-François Durez, percussion. 1 CD Indesens INDE003. Code barre 8 760039 830821. Notice de présentation en français et en anglais. Durée : 48’52’’

 

Inquiet de la légitimité de son répertoire, attaché à faire accéder la musique de chambre pour cuivres à « la même reconnaissance que celle pour cordes », le Vertige Brass Quintet est surtout concentré sur ses partitions, amusé de présenter cinq œuvres comme autant de « Courts Métrages » (suivant le titre de l’opus de Cosma) et investi d’assez loin, des « brass »-causes.

A l’écoute, on se doit de faire honneur à une souplesse enveloppante, d’autant que la vitesse est maintenue avec ardeur. Les jeux de citations, assez partiels pour être incertains et restés parcellaires, font de ces Vertiges de , un moment agréable, raffiné quoique peut-être insuffisamment décisif. C’est qu’il s’en raconte beaucoup, dans ces musiques effectivement très cinématographiques, toutes très prometteuses en volupté et justement si prometteuses, qu’elles peuvent paraître inégales sur ce plan précisément. Ainsi, les contre-chants et les effets de plans, dans le Quintette de Jan Kœtsier, sont servis avec toute la précision exigée, mais n’offrent pas toute la jubilation sagement attendue. Au point de se terminer sur un Molto vivace dont la facture pétillante fait paradoxalement ressortir un profil un peu rustaud.

Les Trois Madrigaux Slaves permettent au Vertige Brass Quintet de varier les plaisirs des couleurs. Quant aux trois Courts Métrages de , les influences croisées de Rota et Weil donnent à l’auditeur une familiarité immédiate avec l’ambiance et permettent à Cosma de jouer avec cette familiarité, de la surprendre et ainsi de suite. Les interprètes trouvent enfin l’occasion de tisser des ambiances sonores : au lieu de suivre une trame, de la respecter, de se plier aux contours, ils exultent avec, carrément, un Andante poco rubato tendre, émouvant, lyrique jusqu’à des sommets pratiquement survitaminés.

Avec le renfort de Jean-François Durez à la batterie, la Suite Brève d’ termine le disque sur une note jazzy sans ambiguïté, referme 48 minutes de musique légère, colorée, bien jouée, voire polie.

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