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Simplicius Simplicissimus de Karl Amadeus Hartmann, oeuvre rare à découvrir

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Karl Amadeus Hartmann (1905-1963) : Simplicius Simplicissimus. Mise en scène : Christof Nel. Décors : Karl Kneidl. Costumes : Silke Willrett. Lumières : Rolf Scholz. Avec : Claudia Mahnke, Simplicius ; Frank van Aken, Einsledel ; Heinz Göhrig, Gouverneur ; Michael Ebbecke, Landsknecht ; Marc Munkittrick, Hauptmann ; Helmut Berger-Tuna, Bauer ; Márcia Haydée, Dame. Staatsorchester und Staatsopernchor Stuttgart (chef de chœur : Johannes Knecht), direction : Kwamé Ryan. Réalisation télévisée : Hans Hulscher. 1 DVD Arthaus 101 255. Enregistré au Staatsoper de Stuttgart, 2005. Sous-titrage en anglais, allemand, français, espagnol et italien. Zone 0. 85’.

 

Simplicius, ce cousin de Candide, a eu le malheur de naître et de vivre pendant la guerre de Trente Ans qui décima les deux tiers de la population allemande, comme il nous est rappelé au début et à la fin de l’opéra. Le livret raconte la transformation progressive de l’enfant et son accession à la connaissance au fil de ses rencontres et pause la question de la possibilité de conserver son innocence face aux horreurs de ce monde, en laissant ainsi une note d’espoir finale. Composée en 1934-1935, peu après l’accession de Hitler au pouvoir, par le compositeur alors âgé de 29 ans, l’œuvre était d’emblée condamnée à n’être jamais exécutée, étant considérée comme dégénérée. Le décor, d’une grande sobriété, représente d’ailleurs un appartement stylisé qui symbolise l’enferment et l’exil intérieur d’Hartmann pendant les sombres années du nazisme.

La mise en scène est sobre et respecte au plus près l’intrigue. Pas d’effet mais un attachement aux actions et aux dires des personnages. Le chœur ainsi que la Dame, symbolisant la mort, en plus de chanter ses parties attribuées, joue le rôle de figurant et de commentateur muet, notamment pour symboliser qu’il reste sans voix. A propos des voix, celles-ci correspondent parfaitement aux personnages, avec une mention particulière pour dans le rôle d’Einsledel. et s’en donnent à cœur joie dans leur chanson paillarde de la troisième partie, moment de détente au sein d’un livret assez noir. (Simplicius) a un très beau timbre et fait preuve d’une grande virtuosité dans son rôle, très exigeant au niveau vocal. Malheureusement, dans les passages de chant non syllabique, l’articulation est insuffisante et l’on peine à distinguer le texte.

La caméra suit activement l’action et varie les plans en fonction de ce qui se passe sur scène, prêtant à la fois importance au déroulement général et aux détails de mise en scène.

La qualité de la réalisation contribue fortement à la grande réussite de ce projet. Un bémol cependant, l’absence de bonus, même si un livret joint donne les informations essentielles sur les artistes et la réalisation de la production.

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