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Pierre-Laurent Aimard courbe le mystère

Concerts, La Scène, Musique de chambre et récital

Paris. Cité de la Musique 29-III-2008. Jean-Sébastien Bach (1685-1750) : L’Art de la fugue. Pierre-Laurent Aimard, piano.

L’Art de la fugue impossible et osé

Présenté comme la clé de voûte de son «Domaine privé», le récital dans lequel interprétait L’Art de la fugue était aussi un tournant pour le pianiste, qui dit dans un entretien avec Pascal Huynh : «J’ai attendu trente ans avant d’oser jouer Bach en public ; et «j’interroge» L’Art de la fugue depuis quinze ans. […] Sa place est unique dans l’histoire de la musique : un créateur, indépendamment de toute circonstance extérieure, projette sur une grande période de sa vie un ensemble d’œuvres représentant le comble de l’aboutissement de la discipline musicale suprême, le contrepoint. Chacune de ces œuvres en réalise pleinement une dimension technique, mais chacune est aussi écrite dans un style particulier, faisant référence à un type de musique ; l’ensemble est d’une confondante variété et d’une unité magistrale.» Autant dire que le public de la Cité de la Musique pouvait s’attendre à tout : que se confonde en variété ou homogénéise en maître.

Crédit photographique : (c) DR

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