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Comme en Savoie ? Ça va bien, merci

À emporter, CD, Musique symphonique

Benjamin Britten (1913 – 1976)  : Les illuminations. Arvo Pärt (né en 1935)) : Summa. Franz Liszt (1811 – 1886) : La Gondole lugubre. Jean-Louis Agobet (né en 1968) : Profils. Nino Rota (1911 – 1979) : Concerto pour cordes. Marie Devellereau, soprano. Orchestre des Pays de Savoie, direction : Graziella Contratto. 1 CD Orchestre des Pays de Savoie OPS12/07. Enregistrements faits entre 2004 et 2006. Notice en français. Durée : 62’55’’.

 

L’, créé en 1984, nous propose ici une compilation de captations – donc d’enregistrements effectués en public – réalisées entre 2004 et 2006 par des équipes de Radio France ou de Radio Classique.

Cet album débute par une œuvre plutôt rare : les Illuminations (1939) de , série de dix splendides mélodies composées d’après des poèmes en prose de Rimbaud (restés en français) et écrites pour voix aiguë et orchestre à cordes. L’interprétation qu’en donne Marie Devellereau rend parfaitement justice à ces petites miniatures pleines de verve et de fantaisie. Le programme se poursuit avec Summa d’, œuvre tintinnabulante comme il se doit pour notre Estonien, qui a une histoire compliquée car il s’agit en fait de la transcription pour instruments d’une pièce de musique religieuse précédemment censurée dans son pays. Tout l’univers de Pärt se retrouve bien dans cette partition où de multiples motifs se répondent en écho. On poursuit l’aventure avec l’arrangement réalisé en 1989 par de la Gondole lugubre, pièce pour piano que a écrite à la fin de sa vie et qui, ici transformée, gagne énormément en capacité d’émotion. Cette pièce est magnifiquement sentie par l’orchestre et l’auditeur est embarqué illico dans le petit quart d’heure que dure cette traversée. Une musique plus moderne vient ensuite : Profils, de . Que l’on se rassure, il s’agit ici d’une musique contemporaine très fréquentable : le compositeur nous donne à entendre une succession de petits instantanés musicaux qui font appel à toutes les ressources expressives des cordes et qui s’écoute avec grand plaisir. Cette compilation s’achève avec un Concerto pour cordes de qui paye là visiblement son tribut à son compatriote vénitien du début du XVIIIe siècle, tout en nous livrant une partition bien dans son style. Franchement, cette pièce en quatre mouvements est la plus faible de ce disque : souvent distrayante mais jamais passionnante, elle ne vous demandera pas trop d’efforts d’écoute.

En résumé, il est bien prometteur cet orchestre « régional » (deux départements !) et sa chef semble bien savoir le prendre pour l’amener à un niveau encore supérieur afin que son aura dépasse le cadre strict des montagnes.

Pour finir, si vous désirez acheter ce disque, ne le cherchez pas dans les bacs des disquaires ou bien sur un site d’achats en ligne sur l’Internet, vous ne le trouverez pas car il s’agit en fait d’un compact promotionnel destiné à mettre en valeur cet orchestre. Mais en cherchant bien ou en demandant aux bonnes personnes…

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