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Le phénomène The Dø : Dan Levy

Artistes, Entretiens

Après un premier album A Mouthful qui connaît un très joli succès en France, ResMusica est allé à la rencontre de la part masculine du groupe The Dø. Dan Levy, jeune auteur, compositeur et interprète, nous parle du groupe et de la nouvelle façon d’aborder la musique aujourd’hui lorsqu’on est professionnel ou artiste.

 


ResMusica : Comment s’est fait la rencontre avec Olivia B. Merilahti ?
Dan Levy : On s’est rencontré lors de l’écriture d’une musique de film et on a commencé par faire de la musique ensemble.

RM : Votre musique est faite de multiples influences, comment les conjuguez-vous ?
DL : On ne réfléchit pas vraiment, on fait la musique que l’on a envie de faire après on ne fait pas de conjugaisons, on ne se dit pas «tiens là on va mettre un peu de ça», il n’y a pas vraiment d’ingrédients ou de consignes particulières, on suit nos influences et on fait surtout ce qu’on aime.

RM : Vous n’écrivez qu’en anglais, pourquoi ?
DL : Ça fait partie de la culture d’Olivia dans le domaine de la chanson, qui est une culture anglo saxonne. C’est venu naturellement, Olivia est une franco finlandaise qui manie extrêmement bien l’anglais, depuis toute petite elle n’écoute que cette langue. Ce qui est certain c’est que sa culture de l’écriture n’a pas été ou Michel Sardou, ça a plutôt été PJ harvey ou Radio Head …

RM : Quel est votre propre parcours musical ?
DL : J’ai commencé très jeune par écrire des musiques pour le théâtre, pour la danse et le cinéma. J’ai fait le conservatoire, je suis saxophoniste de formation. J’ai beaucoup étudié la musique même si je ne sais pas si tout cela me sert aujourd’hui

RM : Qu’est ce que ça vous fait d’être considérés comme LE groupe du moment ?
DL : Je n’ai pas l’impression que nous soyons LE groupe du moment, il y a plein de groupes du moment. On est à un moment plein de changements dans le monde de la musique. Le public et les professionnels sont en train d’accepter le fait qu’on vit un changement climatique musical et qu’il va falloir vivre avec. Vivre avec Internet, avec le fait qu’on ne va, dans quelques années, plus vendre de disques. Les professionnels comme les artistes doivent trouver d’autres solutions pour faire vivre la musique.

RM : Votre succès personnel est du uniquement à Internet ?
DL : Non, on a beaucoup parlé de nous parce qu’on a été connu par MySpace. Nous avons réalisé notre album seuls, nous en sommes les producteurs aussi. C’est une nouvelle façon de faire de la musique aujourd’hui, c’est ce en quoi nous sommes particuliers mais nous n’avons pas la prétention d’être LE groupe du moment.

RM : Le premier disque se vend bien ?
DL : Oui, nous avons vendu autour de 150 000 disques en France. Ce qui est bien mais il y a 5 ou 6 ans, ce n’était rien du tout. Actuellement c’est énorme, c’est double Disque d’Or.

RM : Vous êtes en préparation du prochain album ?
DL : On finit la tournée dans deux jours et après on commence l’enregistrement. On ne sait pas encore ce que sera son contenu, on sera en totale liberté comme pour le premier. On travaillera de la même façon après on peut dire que nous sommes très excités de revenir en studio car on a plein de choses à enregistrer. On aura peut-être la capacité et le pouvoir de faire autre chose, d’aller un petit peu plus loin dans notre façon d’aborder la musique. Pour le premier disque, nous avons été très autonomes mais on ne savait pas si on allait vendre. Nous ne sommes peut-être donc pas allés au bout de ce qu’on voulait exprimer. Pour le deuxième, le succès du premier va nous permettre de rester libres et de proposer quelque chose de plus aboutit.

RM : Vous avez déjà quelques chansons de prêtes et un titre pour ce prochain opus ?
DL : Oui, on en a quelques unes qu’on chante déjà sur scène d’ailleurs. Après, on a aucune idée du titre que l’on va donner à tout ça pour l’instant.

Propos recueillis le 16 décembre 2008

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