Crédit photographique : Sylvia Sass (au centre) et ses élèves © Journées Lagraulet 2009
Journées de Lagraulet 2009
Lagraulet. Eglise. 16, 17 et 18-VII-2009 : Master-Class de chant de Sylvia Sass. Jeanne Crouzeaud, Cindy Virazels, sopranos ; Hélène Delalande, mezzo-soprano, Thomas Bettinger et Gregory Joris, ténor ; Riccardo Certi, baryton ; Sebastian Achenbach, piano
Lagraulet. Eglise. 17-VII-2009. Voyage de L’Espagne à L’Argentine. Azevedo Waldir (1923-1980) : Thèmes populaires brésiliens ; Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : Airs des Noce de Figaro ; Georges Bizet (1842-1875) : Variations sure des thèmes de Carmen, Air d’Escamillo ; Manuel de Falla (1876-1946) : Chansons populaires espagnoles, Zarzuelas, Amor, vida de mi vida ; Fernando Obradors (1897-1945) : Coplas de curre dulce ; Camille Saint-Saëns (1835-1921) : Bolero ; Astor Piazzolla (1921-1992) : Invierno, primavera ; Carlos Gardel (1890-1935) : Tangos. Cecile Fornerod, soprano ; Omar Hasan, baryton ; Sarah Iancu, violoncelle ; Jean Luc Manca, accordéon ; Eloise Urbain, piano ; Marc Laborde, présentateur
Lagraulet. Eglise. 18-VII-2009. Conférence-concert : Franz Liszt le virtuose. Eloise Urbain, piano ; Marc Laborde, conférencier
Lagraulet. Eglise. 18-VII-2009. Découverte des jeunes talents lyriques de la Master-Classs de Sylvia Sass. Airs d’opéras de Pietro-Marc-Antonio Cesti (1623-1669) : Alessandro Stradella (1645-1681 ?), Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791), Giacomo Meyerbeer (1791-1864), Gioacchino Rossini (1792-1868), Jules Massenet (1842-1912). Avec : Jeanne Crouzeaud, Cindy Virazels, sopranos ; Hélène Delalande, mezzo-soprano, Gregory Joris, ténor ; Riccardo Certi, baryton ; Sebatian Achenbach, piano
Lagraulet. Eglise. 18-VII-2009. Felix Mendelssohn (1809-1847) : Quatuor en fa mineur op. 80 ; György Ligeti (1923-2006) : Quatuor n°1 ; Franz Schubert (1797-1828) : Quatuor «La jeune fille et la mort» ; Quatuor Voce : Sarah Dayan et Cecile Roubin, violons ; Guillaume Becker, alto ; Julien Decoin, violoncelle
Lagraulet. Eglise. 19-VII-2009. Concert lyrique. Airs, duos et ensembles extraits d’opéras de : Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791), Gioaccino Rossini ( 1792-1868), Gaetano Donizetti (1797-1848), Jules Massenet (1842-1912), Charles Gounod (1818-1893), Richard Wagner (1813-1883), Giacomo Puccini (1858-1924 ), Richard Strauss (1864-1949). Sylvia Sass, Rie Hamada : sopranos ; Caroline Petit : mezzo-soprano ; Jean-François Borras : ténor ; François Lis, basse ; Présentation de Marc Laborde ; Eloise Urbain, piano
Devant le succès qui ne fait que croître et dont nous avons rendu compte en 2007 et en 2008, Nicolas Meliet et Pierre Storti ont rajouté une journée à l’édition 2009.
Grand début jeudi après-midi avec la Master-Class vocale de Sylvia Sass. Les jeunes chanteurs choisis pour bénéficier gratuitement de cette enrichissante Master-Class sont tous en fin d’étude ou avec leur diplôme en poche tout récemment. C’est dire s’ils sont prêts à bénéficier de conseils avisés dans lesquels questions musicales et techniques sont intimement mêlées. Le public peut aussi constater combien les voix sont bien placées, la technique solide et les jeunes gens capables de délivrer des moments de chants très émouvants. Sylvia Sass a beaucoup insisté sur l’engagement dans le sens du texte en lien avec la personnalité du rôle et les questions de souffle et d’émission du son. Rapidement les conseils ont porté des changements audibles. Ces quelques heures de cours ont donné lieu à un concert le samedi après midi. Si certains ont osé des airs hors de leur véritable portée vocale ceux qui ont été les plus remarquables et porteurs d’un avenir certain dans le chant sont le baryton italien Riccardo Certi au timbre riche, à la personnalité forte et à la technique sure. Jeune diplômé il hésite en l’Allemagne ou les Etats-Unis pour la suite de sa formation. Plus jeune dans son évolution mais très prometteur Gregory Joris a une très agréable voix de ténor. Ces deux chanteurs ont choisi des airs antiques de Stradella et Cesti permettant de mettre en valeur leurs qualités vocales en toute sécurité. Hélène Delalande a un grand tempérament et une voix de mezzo très richement timbrée, il faudra veiller à bien gérer un potentiel très intéressant mais le choix d’un répertoire trop lourd risque de la mettre en danger. Les sopranos ont encore beaucoup à apprendre surtout la patience dans le choix de répertoires trop complexe, mais elles sont bien engagées dans un travail vocal qui porte ses fruits.

La conférence de Marc Laborde avec Héloise Urbain jouant des œuvres virtuoses de Frantz Liszt a été un beau moment alliant un rappel intéressant d’une partie de la vie si riche du bouillonnant romantique, pianiste adulé dans sa jeunesse. Le jeu somptueux d’Héloise Urbain, qui semble se jouer des difficultés accumulées des partitions, a ravi le public.
Le concert du vendredi soir fait exception et n’a pas accueilli le récital de piano attendu. Par contre ce concert très coloré débuté avec des pièces d’Azevedo Waldir à l’accordéon installe d’emblée un voyage musical très dépaysant. Avec art Marc Laborde a mis en continuité ce voyage d’Espagne à l’Amérique du sud, du XVIIe au XXe siècle, qui sinon aurait pu paraître totalement hétéroclite musicalement. Chaque artiste, chanteurs et musiciens a parfaitement tenu sa partie afin de rendre ce voyage agréable et joyeux.
Les concerts les plus riches musicalement et porteurs de beaucoup d’émotions ont fait l’objet d’un compte rendu détaillé pour le concert du Quatuor Voce et le Concert Lyrique du dimanche.
Il reste pour être juste à dire combien non seulement la musique est bien traitée à Lagraulet par des interprètes très bien choisis, mais aussi les artistes et le public. Les artistes dont les jeunes femmes et tout particulièrement les chanteuses, qui ont pu porter les superbes créations de Madame Navarre dont la boutique porte un nom en forme de promesse : Diva. Les repas gascons sont comme chaque année une belle réussite pour les papilles, le petit vent sous les platanes se chargeant de stimuler le toucher. À nouveau les journées musicales de Lagraulet ont apporté une suite de moments rares, stimulant bien des sens et surtout le cœur.








