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Cendrillon au Pays des Merveilles

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Gioachino Rossini (1791-1868) : La Cenerentola. Mise en scène : Comediants/Joan Font. Décors et costumes : Joan Guillén. Lumières : Albert Faura. Chorégraphie : Xevi Dorca. Joyce DiDonato, Angelina ; Juan Diego Flórez, Don Ramiro ; David Menéndez, Dandini ; Bruno de Simone, Don Magnifico ; Cristina Obregón, Clorinda ; Itxaro Mentxaka, Tisbe ; Simón Orfila, Alidoro. Chœur et Orchestre symphonique du Grand Théâtre du Liceu, direction : Patrick Summers. Réalisation télévisée : Xavi Boré. 2 DVD. Decca 074 3305. Code-barre : 0 44007 43305. Filmé au Gran Teatre del Liceu de Barcelone en janvier 2008. Notice trilingue (anglais-français-allemand). Format image : NTSC/16/9. Format son : LPCM Stereo/DTS 5. 1 Surround. Sous-titrage en anglais, français, allemand, italien, espagnol, catalan et chinois. Zone 0. 166’

 

Tout n’était qu’un rêve ? Et oui, cette Cenerentola ne tombe pas dans les bras de son prince. Pendant les dernières secondes de musique l’entourage princier disparaît et Cendrillon reprend son balai, entourée seulement de ses plus fidèles compagnons, une petite bande de rats. Pleine de poésie et de fantaisie (les rats !), aux couleurs vives et aux costumes extravagants, le tout agrémenté d’une superbe touche de surréalisme, la première mise en scène de la troupe catalane Comediants nous emmène tout droit chez Alice et son Pays des Merveilles. Et cela fonctionne – merveilleusement !

Le plateau est dominé par deux chanteurs de premier ordre. Dans le rôle titre, frôle la perfection. Dotée d’une voix de mezzo riche et belle, admirablement homogène, aussi à l’aise dans les graves de sa chanson d’entrée que dans les aigus de son éblouissant air final, elle nous touche par l’authenticité de ses accents et par le naturel de son jeux. A ses côtés, incarne le plus charmant des princes. Scéniquement très à l’aise, vocalement sans aucune faille (quel legato, quelles vocalises, quels aigus et suraigus !), il s’avère une énième fois comme l’un des meilleurs ténors rossiniens du moment. Le reste de la distribution – sans démériter pour autant – ne se présente pas au même niveau. Ainsi, (Don Magnifico) a beau être un formidable comédien, sa voix très claire manque d’ampleur et de panache. David Menéndez, en revanche, fait valoir des moyens imposants, mais son Dandini est trop avare de nuances. Solides, sans plus, les deux mauvaises sœurs et l’Alidoro noble, mais un peu raide de Simon Orfila.

Malheureusement, n’a rien d’un chef rossinien. Accents lourds et tempi poussifs, sa lecture manque cruellement de verve et d’esprit. Dommage pour une mise en scène aussi inhabituelle qu’inspirée et pour un couple de protagonistes vraiment de rêve.

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