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Lute songs de l’époque élisabéthaine

À emporter, CD, Musique de chambre et récital

John Dowland (1563-1626) : Can she excuse my wrong ; Come away, Come sweet love ; Sir John Smith, His Hilmain (luth solo) ; Sorrow, stay ; Burst forth my tears ; Galliard to Lachrimae (luth solo) ; Flow my tears ; A shepherd in a shade ; Away with these self-loving lads ; Say love if ever thou disdt find ; Fine knacks for ladies ; Awake sweet love ; I saw my lady weep ; Mr Dowland’s midnight (luth solo) ; Dear, if you change ; Now, O now I needs must part ; Come Heavy sleep ; Philip Rosseter (c. 1567-1623) : What then is love but mourning ; Robert Johnson (c. 1583-c. 1634) : Almayn (luth solo). Damien Guillon, contre-ténor. Eric Bellocq, luth. 1 CD Zig-Zag Territoires ZZT110102. Code barre : 3760009292383. Enregistré en mai 2009. Livret bilingue (français, anglais). Durée : 60’20.

 

Pour son premier récital soliste, a choisi une sélection d’airs (Ayres) de , souvent connus, extraits de ses trois livres (1597-1603), mais aussi d’un de ses contemporain (Philip Rosseter), le programme étant entrecoupé de quelques pièces instrumentales tirées du Margaret Board Lute Book (daté de 1620-1635). Ce répertoire subtile, mélancolique, intime qu’on associe forcément à Alfred Deller (disques Vanguard puis Harmonia Mundi) a séduit avec plus ou moins de succès, outre les contre-ténors, des sopranos (Emma Kirkby, Barbara Bonney…), des ténors (Peter Pears, Hugues Cuénod…), mais aussi des artistes de pop tels Elvis Costello ou Sting.

Le contre-ténor français n’en n’est cependant pas à son coup d’essai dans la musique de la Renaissance et baroque anglaise, ayant déjà participé à un beau disque consacré à Tobias Hume paru chez Alpha, mais aussi plus récemment à des pièces de Blow et Purcell (Mirare). Dans toutes ces miniatures, se distingue par la pureté de la voix, très maîtrisée, la clarté de l’émission, le trait n’est jamais forcé, exagéré. On remarque l’élégance portée à l’ornementation, ce qui est aussi le cas de l’accompagnateur . Ce dernier joue un instrument moderne, un luth d’après le modèle de Liuto forte mis au point au début des années 1990 par André Burguete, Günter Mark et Benno Streu, un instrument à la sonorité proche de la guitare.

Mais même s’il constitue une carte de visite probante et flatteuse pour l’artiste, cet enregistrement appelle néanmoins quelques réserves, liées notamment à la retenue des interprètes. Les textes poétiques de ces Ayres ont beau exprimer des sentiments, on est peu touché, encore moins ému.

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