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Dutilleux sur ses terres

Festivals, La Scène, Musique de chambre et récital

Saint-Germain sur Vienne. 27-VIII-2011. Maurice Ohana (1914-1992) : Préludes (extraits). Matthias Leboucher (né en 1985) : Cadenza ; Entre deux. Olivier Messiaen (1908-1992) : Petites esquisses d’oiseaux (extraits). Claude Debussy (1862-1918) : Préludes (extraits). Matthias Leboucher, piano
Cande Saint-Martin. 27-VIII-2011. Edouard Lalo (1823-1892) : Guitare ; L’Esclave ; Viens !. Claude Debussy (1862-1918) : Le Promenoir des deux amants. Henri Dutilleux (né en 1916) : Regards sur l’infini ; Deux sonnets de Jean Cassou. Francis Poulenc (1899-1963) : Deux poèmes d’Aragon. Gabriel Fauré (1845-1924) : La Bonne chanson. François Le Roux, baryton ; Christian Ivaldi, piano

L’association « Foyer Joyeux », en entier « Foyer Geneviève Joy –  », organise ses premiers concerts en cette fin août dans ce coin de Touraine où le Maître s’est retiré. Premiers concerts en préfiguration de célébrations plus importantes pour les années à venir, dans un répertoire concernant de près ou de loin l’œuvre d’.

Ouverture dans l’après-midi avec un récital du jeune pianiste et compositeur (26 ans) remarqué au dernier concours de piano d’Orléans. Un programme exclusivement français et XXe siècle, voire XXIe. L’occasion de constater que les Préludes de Maurice Ohana ou les Petites esquisses d’oiseaux de Messiaen sont des pièces qui ont eu du mal à passer le filtre des ans et sonnent maintenant terriblement démodées. dans ses propres œuvres s’inscrit dans cette lignée du piano virtuose contemporain : Debussy reste un maître tutélaire, mais fort heureusement ne nous sont pas infligées les harmonies néo-tonales que nombre de compositeurs tentent de nous faire prendre pour un langage musical d’avenir. Bien sûr ce jeune créateur cherche encore son style, on entend ça et là des références à Messiaen ou Ligeti, mais on sent aussi poindre une personnalité qui, une fois affirmée, saura faire plus que de noircir des portées vides.

En soirée, place à la mélodie, avec un de ses inégalables interprètes, , capable de vous transformer une chansonnette de Gounod (Venise donnée en bis) en un véritable chef d’œuvre. Si la voix a moins de vaillance, si les aigus se font plus tirés, la diction est parfaite, le timbre intact et le style hors pair. Accompagné idéalement par , propose plusieurs « classiques » du répertoire (Le Promenoir des deux amants, La Bonne chanson), revisite les Poèmes d’Aragon de Poulenc, habitués que nous sommes à les entendre chantés par des femmes, fait redécouvrir Edouard Lalo par le biais de trois œuvres et bien sûr rend hommage à Dutilleux. Un concert en forme de leçon magistrale de musique.

Crédit photographique : François Le Roux © DR

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