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Bach par deux jeunes artistes prometteurs

À emporter, CD

Johann Sebastian Bach (1685-1750) : Sonate pour violon et basse continue BWV 1023 (transcription pour viole de gambe et clavecin en ré mineur) ; Sonates pour clavecin et viole de gambe BWV 1027 à 1029 ; Toccata pour clavecin BWV 911. Lucile Boulanger, basse de viole ; Arnaud de Pasquale, clavecin. 1 CD Alpha 161. Code barre : 3760014191619. Enregistré en juin 2011. Livret bilingue (français, anglais). Durée : 69’

 

Vraisemblablement adaptées d’œuvres antérieures, de datations incertaines, ces trois sonates pour viole de gambe et clavecin obligé laissées par offrent aux instrumentistes un véritable dialogue entre deux solistes. Les deux premières adoptent le plan de la sonate d’église en quatre mouvements contrastés (adagio, allegro, andante, allegro), la troisième étant plus proche de la forme concertante en trois parties. Ces œuvres ont fait le bonheur aussi bien des gambistes que des violoncellistes, une des expériences les plus originales et jubilatoires au disque étant d’ailleurs à mettre à l’actif d’Anner Bylsma (violoncelle piccolo) et Bob van Asperen (orgue).

Les deux interprètes qui signent ici pour leur premier disque (des extraits de la Sonate BWV 1028 étaient déjà parus en 2011 dans le coffret Bach, la chair et l’esprit) une version « classique » (basse de viole et clavecin) de ces sonates, se connaissent depuis le CNSMD de Paris. s’est distinguée depuis en remportant en 2009 le Premier Prix du Concours International Bach-Abel et en obtenant un Troisième Prix au Concours Musica Antiqua de Bruges (2011). Les deux se produisent à présent en solistes et au sein d’ensembles de musique baroque. Ils ont par ailleurs formé avec Thomas Dunford et Jérôme van Waerbeke l’ensemble La Sainte Folie Fantastique.

Outre les trois sonates, les musiciens proposent en complément de programme une transcription de la relativement rare Sonate pour violon et basse continue BWV 1023 et, plus surprenant, une Toccata pour clavier. L’interprétation est très soignée, le dialogue entre la viole et le clavecin fonctionne bien, la complicité semblant être le maître mot. La gambiste développe un jeu expressif, chantant (accentué par la prise de son, très proche), tour à tour majestueux, raffiné, plaintif ou virtuose, pour un résultat sonore de toute beauté. Malgré les multiples versions de ces sonates, un album qui s’écoute et se réécoute avec plaisir, qui complète par ailleurs le riche catalogue Alpha de disques consacrés à Bach, et deux jeunes interprètes qu’on suivra avec intérêt.

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