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Bach chiche

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La Petite Chronique d’Anna Magdalena Bach. Anonyme. Éditions Buchet-Chastel, Paris 2012. 256 pages. ISBN : 978-2-283-02556-7. Dépôt légal : janvier 2012.

 

Les Éditions Buchet-Chastel viennent de ressortir La Petite Chronique d’, ouvrage romancé sur la vie de la seconde épouse du compositeur, publié anonymement pour la 1ère fois en Angleterre et en Allemagne en 1925. L’ouvrage obtint un tel succès que l’auteure de la supercherie dut dévoiler son identité quelques années plus tard. Il s’agissait d’une écrivaine anglaise du nom d’Esther Meynell qui a écrit sur de nombreux sujets dont la musique mais qui n’était pas spécialement musicographe ni encore moins musicologue. Elle s’était amusée à reprendre des éléments bien connus de la biographie de Bach et à les farcir de saynètes généralement sentimentales à souhait de manière à faire revivre le foyer Bach avec ses joies et ses misères, le tout bien évidemment parcouru par de nombreuses évocations de la musique de Jean-Sébastien ainsi que de ses rencontres. Concernant l’ouvrage original en lui-même, il n’y a plus de raison de s’offusquer d’un tel procédé. Les événements marquants de la biographie du compositeur y figurent, dans un style plus proche de celui de Forkel (le 1er biographe de Bach) que de Cantagrel. Ce livre constitue donc plus la vision d’une Anglaise du début du XXe siècle qu’un témoignage historique de 1ère main sur le quotidien du musicien et des siens.

Concernant la réédition en elle-même, qui constitue plutôt une réimpression, quelques questions se posent : 1)  Pourquoi les dates de traduction originale et de 1re sortie de l’ouvrage en français ne sont-elles pas mentionnées ? 2)  Pourquoi est-ce à partir d’une traduction en allemand et non de l’original en anglais que cette édition a-t-elle été réalisée ? 3)  Pourquoi n’y a-t-il pas d’appareil critique ou du moins de préface plus explicative explicative, laissant le lecteur néophyte face à ce texte sans aucun point de repère ?

Mises à part ces quelques interrogations, l’ouvrage ne se lit pas sans déplaisir mais donne finalement envie de (re)visionner l’austère mais magnifique film éponyme qui en a été tiré en 1968, de Jean-Marie Straub et Danièle Huillet avec le grand dans le rôle de Jean-Sébastien.

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