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Bo Holten, chef et compositeur danois

On le connaît sans le connaître vraiment. Mais qui est ?

Né au Danemark le 22 octobre 1948,  au fil des ans  il s’est fait connaître comme chef d’orchestre et de chœur  mais encore comme compositeur. Comme l’on dit de nos jours, a plusieurs casquettes. Et sa renommée croît régulièrement dans son pays natal où elle est très bien implantée mais aussi bien au-delà des frontières du petit royaume scandinave. Et le parcours nous l’espérons est loin d’être achevé…

Le chef de chœur et chef d’orchestre de grand talent

Après des études de musicologie à l’Université de Copenhague (à partir de 1967) et de basson à l’Académie royale de musique, Bo Holten  travaille durant quelques années comme professeur de musique et comme critique pour divers journaux de Copenhague dont Week-endavisen (1975-1982). Il est également rédacteur du Dansk Musiktidsskrift (1976-1979). Il est considéré comme étant principalement un autodidacte au plan de la composition.

Rapidement, Bo Holten jouit d’une réelle réputation internationale dans le domaine de la musique ancienne, notamment dans le registre de la polyphonie vocale de la Renaissance, mais  pas uniquement.

Que peut-on porter à son actif à ce propos ? En 1979, il fonde le groupe vocal Ars Nova (Copenhague) qu’il dirige pendant dix-sept années donnant plus de 500 concerts et réalisant une vingtaine d’enregistrements CD intéressant aussi bien la musique ancienne que la musique contemporaine. On leur doit aussi environ 120 créations mondiales ! Il dirige sa formation jusqu’en 1996.

Nommé principal chef invité des fameux de Londres en 1991, formation qu’il fréquente régulièrement deux mois chaque année, il  donne à sa tête de nombreux concerts et réalise plusieurs enregistrements CD et émissions radiophoniques, dont certains avec orchestre symphonique. A plusieurs reprises ils participent aux populaires Proms de la BBC à Londres. Leur participation durera jusqu’en 2006.

Plus tard, en 1996, il met sur pied une nouvelle formation vocale nommée Musica Ficta avec laquelle il propose plus de 250 manifestations en concert ou au théâtre dont il ressort pour la postérité environ 18 CD. Ensemble ils défendent les musiques baroque, romantique, de la l’Age d’or de la musique danoise et bien sûr la polyphonie.

En décembre 2007 Bo Holten est nommé chef principal du de Bruxelles. Cette riche expérience conduite avec une expertise indéniable lui gagne une réelle réputation en tant que chef indépendant et le conduit à recevoir de nombreuses invitations à se produire aux côtés de nombreux chœurs et orchestres scandinaves et extra-nordiques. On citera par exemple le Chœur de la Radio suédoise, le Chœur de chambre des Pays-Bas, le Chœur national de chambre d’Irlande, le (Bruxelles).

Il dirige la plupart des orchestres et chœurs danois défendant surtout la musique post-romantique, les œuvres contemporaines et également des oratorios. Il se distingue aussi comme chef invité à l’étranger par diverses phalanges. Il dirige en particulier le Chœur de la Radio suédoise (2000), le Chœur  de chambre des Pays-Bas (2000), le Chœur national de chambre d’Irlande, le .

La construction de ses programmes fait place à une grande variété de choix et de styles, véritable démonstration du talent de ce musicien exceptionnellement doué.

Dans un autre registre, on lui doit chaque année depuis 1985 la prise en charge, la direction et l’organisation durant cinq jours, de journées de travail à destination des jeunes compositeurs avec l’Orchestre symphonique du Jutland du Sud.

Ouvert sur son époque il a dirigé pratiquement 200 créations mondiales !

De plus il ne dédaigne pas se manifester dans le domaine du mélange des genres, ce que l’on nomme le crossover, avec des participations incluant Jan Garbarek, Egberto Gismonti, Palle Mikkelborg, Barbara Thompson et d’autres encore.

Rappelons que son engagement en faveur de la musique ancienne, notamment au regard de la polyphonie vocale,  a été largement souligné internationalement. Plusieurs gravures discographiques prouvent également son intérêt pour des compositeurs danois  comme et ses contemporains ou immédiats continuateurs.

Parmi les distinctions qui honorent son riche parcours on se contentera de citer sans autres commentaires :  il est nommé membre du Conseil d’Etat de la musique (1979-1983) puis directeur du Conseil d’Etat des Arts (1990-1993). Il reçoit plusieurs prix : Prix Herman Sandy en 1980, Tribune des compositeurs de Paris en 1982, Bourse d’anniversaire de l’Association des compositeurs danois en 1983, un prix du Conseil des Arts 1984, le Prix Møgens Wöldicke en 1984…

Le compositeur encore trop méconnu

La grande activité d’interprète de Bo Holten n’a pas franchement contrarié son pouvoir de créateur ainsi que le prouve la lecture de son catalogue personnel enrichi régulièrement de nouvelles musiques méritant d’atteindre les oreilles des auditeurs potentiels.

Sa fréquentation de la musique du passé, sa connaissance de l’histoire de la musique danoise du 19e et du 20e siècles, sa proximité avec une certaine musique contemporaine auraient pu obérer ses intenses velléités de compositeur soucieux d’apporter une voix individuelle et d’éviter toute contamination dommageable des voix du passé ou du présent. Il n’en est rien, heureusement.

On a régulièrement souligné les qualités de son invention contrapuntique et de son écriture mélodique, concrétisées par un discours plutôt extraverti, par un soucis de fournir des partitions facilement compréhensibles,  par une attention portée à ce que l’ impact  sur l’auditeur de base rende justice à ses œuvres, le tout en suivant une ligne indépendante des canons et de l’avant-gardisme extrêmes.

On a pu déceler dans sa musique des influences faisant penser à des maîtres de la trempe de  Edouard Elgar, et . S’y ajoutent ou s’y mêlent des traits marqués par la modernité mais de manière assez limitée.

Son style largement tonal dispense un charme et une beauté indéniables qui rappellent l’art des deux siècles précédents si l’on exclut les diverses manifestations des différentes avant-gardes qui ont reçu le qualificatif de modernes.

Ses qualités expressives se sont enrichies de ses expériences et ont, au fur et à mesure de sa progression créatrice, revêtu des traits multiples, riches et toujours directement accessibles pour l’auditeur non initié.

En opposant manifestement une résistance au modernisme musical Bo Holten s’est attiré les foudres de ses confrères convertis au langage dit « de notre temps ». Pour autant, il connaissait très bien les nouveaux courants internationaux et locaux, ce qui donne plus de sérieux encore à ses déclarations anti-modernistes. Et de plus il n’a pas renoncé à défendre malgré tout certaines œuvres contemporaines. Il apprécie par exemple l’œuvre de Ligeti. Néanmoins, il s’autorise à affirmer sévèrement : « Le modernisme a donné un alibi pour l’amateurisme… »

Ses prises de position musicales n’empêchent aucunement une bonne partie de sa musique de connaître la reconnaissance du public et d’une partie de la critique. Son refus de spécialisation esthétique dépare un peu avec ce que la période présente impose ou préfère. Tout cela ne s’est pas opposé à ce qu’il gagne une renommée internationale bien loin d’être négligeable.

Sa musique ne manque pas de chaleur, reste à distance des « ismes », ne refuse pas une tradition que néanmoins il sait revisiter avec bonheur, négocie habilement les dissonances, accouche d’une musique à la fois marquée par le passé, le style scandinave,  les apports extra-nordiques, les diverses expériences parfois en apparence inconciliables ou contradictoire, adopte un authentique éclectisme.

Bo Holten revendique volontiers le mélange des genres, des styles, des périodes s’appuyant pour justifier sa démarche le propre parcours de Jean-Sébastien Bach qui n’hésitait pas à pratiquer de la sorte (rapprochement du style antique de la Renaissance, du style moderne dit galant, du style récent italien ou français). On en trouvera une illustration dans l’opéra La Visite du médecin royal (petit groupe d’instrumentistes, valse, style rococo, danse de cour de type menuet…)

Un compositeur au catalogue trop confidentiel

Son catalogue personnel est riche d’une bonne centaine d’opus s’adressant à presque tous les genres. Holten a composé sept opéras à ce jour. Le troisième intitulé Operation : Orfeo (1992) est considéré comme l’opéra danois contemporain le plus souvent joué. On avance 89 représentations dans le monde (en 2007). Son quatrième opéra, Maria Paradis qui  date de 1999, dure 1h30 et nécessite  une soprano, un baryton, une basse et un orchestre. Le cinquième opéra Gesualdo, 2002, écrit pour  un orchestre baroque, des chanteurs de madrigaux et d’opéra fut reçu avec succès en 2003. La Visite du médecin royal (The Physician-In-Ordinary’s Visit /Livlaegens Besøg), 2007-2008, son 6e opéra, d’après le roman renommé de Per Olov Enquist The Visit of the Royal Physician de 1999 (roman traduit dans 32 langues) repose sur un livret de Enquist et Eva Sommestad Holten.  Bo Holten en donna  la création à Copenhague dans le nouvel Opéra royal le 28 mars 2009. Le thème : un jeune médecin allemand, Struensee, rêve de créer un monde nouveau et meilleur. Il a l’opportunité d’être nommé médecin royal auprès du roi Christian VII dont il devient le confident. Il se rapproche ainsi de la jeune reine Caroline Mathilde dont il tombe amoureux. Ses ambitions s’achèvent dans le sang. Passion et rébellion  dominent l’histoire.

Dans le domaine purement instrumental plusieurs œuvres méritent d’être signalées. Plain Songs,  une œuvre pour trompette, percussion et orchestre de 1989 structurée en huit parties délivre un aspect intéressant du compositeur. Elle se divise ainsi : 1. Introduction ; 2. Ballade ; 3. Scherzo ; 4. Cadenza ; 5. Psalm ; 6. March ; 7. Carnival ; 8. Plain Song. La partition se rapproche d’un concerto symphonique pour trompette et orchestre dont la création se déroula en novembre 1989 à Copenhague et fut rejouée au Jutland en 1991 après avoir subi plusieurs révisions. Influencé par le jazz mais aussi par un conglomérat d’idées souvent enthousiasmantes Plain Songs affiche toute l’inventivité de Bo Holten capable de mixer en une même partition des horizons apparemment distincts. Œuvre de découverte passionnante elle mérite amplement de venir flatter nos oreilles (bien qu’il n’y ait pas systématiquement de concessions à l’aisé dans cette partition). En quelque sorte il s’agit d’une sorte de crossover parfaitement viable

Une autre composition majeure doit être soulignée, la Sinfonia Concertante pour violoncelle et orchestre (1985-1986), en quatre mouvements : I. Preludio : Energico ; II. Scherzo ; III. Alla marcia ; IV. Passacaglia : Adagio. Durée 36’. Commande de , violoncelliste de talent, également membre de l’excellent Quatuor Kontra, qui assure la partie soliste de l’œuvre. S’y mêlent différents tempos et climats, allant d’une certaine animation colorée à une atmosphère sombre.

L’année suivante Holten achevait son très réussi Concerto pour clarinette et orchestre (1987) en un mouvement de presque 30 minutes. En réalité, il est possible de distinguer quatre mouvements plus ou moins imbriqués les uns dans les autres basés sur un tempo qui ne change pas tout au long de l’œuvre. Elle résulte d’une commande du clarinettiste danois Jens Schou et de l’Orchestre symphonique d’Odense. Des influences venues du folklore de Fionie, magnifique région natale de Nielsen où naquirent aussi et Bo Holten, lui confèrent une saveur souvent baignée de lyrisme rural. Un des plus beaux concertos pour clarinette et orchestre de notre époque.

La Symphonie d’été au Jutland du Sud de 1993  repose sur une structure en 11 parties, certaines  pour orchestre seul, d’autres pour chœur et orchestre avec parfois  l’intervention d’un baryton ou d’une soprano, voire des deux dans la dernière section. Elle dure environ 35 minutes. On se retrouve transporté dans la restitution de l’atmosphère campagnarde de la verdoyante île de Fionie et l’âme de son plus célèbre représentant, Carl Nielsen, dans son travail de 1921, Printemps en Fionie, op. 42 pour soprano, ténor, baryton-basse, chœur d’enfants, chœur et orchestre. Holten s’appuie sur le texte de Jens Rosendal tandis que son fameux devancier avait mis en musique les paroles de Aage Berntsen. La symphonie renferme des pages inoubliables où alternent la ferveur, l’esprit bucolique, les élans généreux, une saveur typiquement danoise…

Bo Holten a composé un certain nombre d’œuvres pour chœur, parfois avec orchestre, souvent sans accompagnement, où il montre des qualités incomparables qu’il faut absolument découvrir. Ses multiples expériences musicales ont enrichi  et diversifié sa production. Nous n’en citerons que les plus saillantes.

Juste un mot de Jeg kender et land (Grundtvig) ; Der truer os i tiden (Ole Wivel) ; Efterår og æbletid (Ole Dalgaard) ; Fattige forrevne sind (Ole Dalgaard) ; At lære er at ville (Halfdan Rasmussen) ; Barndommens land (Ole Dalgaard) ; Vi kan føle, vi skal lære (Grundtvig) ; Sørines sang (Ole Dalgaard) ;  På markedspladsen (Ole Dalgaard) ; Til ungdommen (Ole Dalgaard) ; Opfyld, stem os (Ole Dalgaard)… multiples occasions de démontrer la vaste palette de ses capacités expressives déployées dans ce registre si prisé des gens du Nord de l’Europe.

De plus de poids sans doute  les Tallis Variations (1976), pour chœur mixte et 9 cordes solistes (10’), commande passée pour le concert inaugural de la nouvelle salle de concert du Musée Louisiana dévolu à l’art moderne et situé au nord de Copenhague. Ces variations doivent leur titre au thème de la partie intitulée « Gimel », issue des Lamentations (seconde partie) de . Remarquons que la première variation apparaît aux cordes seules dans un esprit dramatique…

A Time for Everything, 1990. 9’, pour chœur  à 8 parties, commande du Chœur  de chambre du Jutland est une petite cantate dramatique selon le compositeur, sur les mots de son ami le poète Ole Dalgaard.

Rain and Rush and Rosebush, avec soprano solo et trio soliste. 1991. 12’. Sur un texte de (La Pierre philosophale). Elle est écrite à l’origine pour la soprano norvégienne Bente Vist et son propre ensemble vocal avec lequel il la dirige une cinquantaine de fois au début des années 1990.

The Marriage of Heaven and Hell, six poèmes d’après William Blake (Songs of Innocence and of Experience, début des années 1790) s’appuie sur une musique élaborée entre 1992 et 1995 (28’). Titres : 1. The Sick Rose, 2. The Tyger, 3. A Cradle Song, 4. Spring, 5. A Divine Image, 6. Night. Pour 12 solistes ou pour chœur à 12 parties. Commande de la BBC à l’occasion du 70e anniversaire des .

Visdom og Galskab en danois, Wisdom and Folly en anglais, Sagesse et Folie en français se présente en trois mouvements sur des textes de l’Ancien Testament pour soprano et chœur  mixte : 1. Ordsprogenes Bog, extrait du Livre des Proverbes, décrit divers animaux et leurs mœurs bizarres, texte basé sur le grotesque, 2. Højsangen, passage du Cantique des Cantiques, avec un long solo de soprano, sujet : l’amour sensuel, 3. Klagesangene, provient des Lamentations, les terribles fléaux secondaires à la guerre, durée : 13’, composition : 1993. Commande pour le 700e anniversaire de la ville de Tønder, ville du Sud Jutland.

Triumf att finnas till (Triumph to exist/Triomphe d’exister) pour chœur à 8 parties, 1995, 9’, commande d’un chœur universitaire finlandais d’Espoo. Texte de la poétesse finno-suédoise Edith Södergran (1892-1923), ici  en 1916, influencée par Nietzsche. Un autre aspect de l’art délicat, inventif et varié de ce compositeur danois passé maître dans l’exploration de la voix humaine sous ses multiples aspects.

In Nomine, pour 24 voix solistes. 1999. 7’ environ. Commande de la BBC pour le 75e anniversaire des BBC Singers. Repose sur le fameux In nomine souvent abordé par les compositeurs des 16e et 17e siècles,  comme un cantus firmus pour cordes. A l’origine utilisé par John Taverner dans sa messe Gloria tibi Trinitas vers 1530.

Psalm 104 « Hvor er dine værker mange, Herrel », pour chœur  de femmes (2002, 4’), commande du Chœur national danois de filles est structuré à la manière des madrigaux et repose sur une musique homophonique.

Ego flos campi, pour chœur de femmes, 2001, 4’, commande du Chœur de filles national danois. Lui aussi à la manière des madrigaux mais avec une musique polyphonique.

Ebbe Skammelsøn, scène dramatique d’après une ancienne ballade, pour trombone solo, 12 solistes vocaux et chœur mixte (13’). Composé en 2001 après une commande du Chœur national danois et du tromboniste Jesper Juul Sørensen, trombone solo de l’Orchestre national danois. Ebbe Skammelsøn est l’une des ballades populaires danoises les plus célèbres. Ce personnage se trouve au loin pour servir son roi, situation qui conduit et permet à son frère de séduire sa fiancée. A son retour il constate l’effervescence des préparatifs du mariage… Sa colère est terrible et s’accentue encore lorsque son frère lui offre le droit de cuissage la veille de la nuit de noces. Sa vengeance s’avère cruelle. Le trombone est censé exprimer l’état d’esprit du héros.

First Snow (Première neige) date de 1996 et se divise en deux parties : Fyrsti Snjór, pour chœur à 8 parties et Fjallid Einbui, pour 4 solistes et chœur à 4 parties (durée 4’+2’). First Snow fait réponse à une commande du chœur  canadien Pro Coro Canada d’Edmonton (Alberta) que le compositeur  avait dirigé. Les textes sont du poète islando-canadien Stephan G. Stephansson (1853-1927). Chanté en islandais ou en anglais.

Les œuvres composées par Bo Holten comptent encore des partitions orchestrales (Caccia, 1979, 20’ ; Gaudy Pageant, 2004, 9’ ; Le Jardin magique de Ravel, 1991, 12’…), des musiques pour soliste et orchestre (Concerto pour hautbois et orchestre ; Songs of Dusk, pour soprano, basson et orchestre ; Efterspil, pour mezzo-soprano et orchestre, 2007, 4’…),  2 symphonies, 4 autres concertos et 2 comédies musicales. On relève encore des chansons, de la musique de chambre (Chaconne en ré majeur, pour quatuor à cordes, 1987, 10’ ; Czerny Goes Mad, pour 6 percussions, 1983, 12’ ; La Marcia Alla Follia, pour violon, alto, violoncelle, flûte et piano, 1990, 25’ ; Sarabande a Trois, pour violon, hautbois et clavecin, 1984, 19’ ; Sonate pour soprano, violon et violoncelle, 1976, 13’ ; The Veils of Pandora, pour percussion et 2 accordéons, 1991, 12’ ; Waltz-Ache I, pour vibraphone, 1984, 8’), d’autres chœurs (3 Latins Motets, 1985, 10’ ; 3 Psaumes d’après Ole Dalgaard, 1993, 10’ ; Cantigas d’Amigo, 2010 ; Ego Flos Campi, 2001 ; Litte Kirstin at the Stake, 1972 ; A Time for Everything, 1990, 10’…), des musiques pour  le cinéma et la TV, des jingles aussi. Il a composé la musique du film de Lars vonTrier : The Element of Crime.

Signalons encore Les habits neufs de l’Empereur, d’après le célèbre conte de l’écrivain national danois Hans Christian Andersen, qui s’appuie sur le thème bien connu suivant : un empereur vaniteux se laisse flatter par des vauriens. Il finit par marcher nu dans les rues. La mise en musique est de Bo Holten tandis que la mise en scène  se trouve enrichie  par l’illustratrice Ellen Vrijsen, (gagnante du prix Boekenpauw 2011), avec projection de ses dessins sur un écran. Durée : 60’, sans pause. L’œuvre a été présentée à Flagery (Bruxelles) le 19 mai 2012 avec la participation de l’Orchestre philharmonique de Bruxelles, des solistes vocaux et un chœur, tous placés sous la direction du compositeur

Bo Holten chef et compositeur, une discographie à explorer

Assez logiquement, compte tenu de ce que l’on vient de lire, l’abondante discographie de Bo Holten se divise en deux rubriques. D’une part les enregistrements de sa propre musique, d’autre part les gravures consacrées à la musique ancienne, aux compositeurs danois du 20e siècle et à certains créateurs de notre temps. Il est à la tête d’une soixantaine de CD. Nombre de ses réalisations ont reçu une critique professionnelle et un accueil public très positifs, la plupart soulignant le sérieux de sa production comme le talent avec lequel il défend les musiques des autres. Quantité et qualité font bon ménage chez lui.

Bo Holten, un chef au service de ses compatriotes et de la musique du passé

On débutera ce tour d’horizon sélectionné en remarquant les liens qui l’unissent à son immense devancier, Carl Nielsen, décédé dix-huit ans avant sa propre naissance. Dans un enregistrement Danacord [DACOCD 588] réalisé du 22 au 26 janvier 2001 à la salle Carl Nielsen d’Odense, à la tête de l’Orchestre symphonique de cette ville, il ose proposer son orchestration de Commotio pour orgue, une des dernières partitions majeures du maître vieillissant qui devait disparaître l’année même de sa composition, 1931. Il lui adjoint des thèmes issus de ses diverses symphonies. Il pousse l’audace jusqu’à orchestrer la Sonate pour violon n° 2 (1912) dont il fait une sorte de concerto pour violon et orchestre non conventionnel. On trouve encore sur ce CD son orchestration de  sept chansons du début de la carrière du maître. Ce travail (orchestrations et enregistrement datent de 2000) fut généralement souligné par la presse danoise. La soprano et le violoniste Bjarne Hansen participent à l’aventure.   Au total, on est néanmoins en droit de s’interroger sur l’intérêt d’une telle intervention ! Durée du CD : 61’52

Son intérêt pour l’œuvre de Carl Nielsen s’est assez récemment concrétisé par l’enregistrement de plusieurs cantates de circonstance avec récitant, solistes vocaux, chœur  et orchestre tous placés sous sa direction. Ce travail quasiment inédit repose sur une exécution de premier plan même s’il faut bien l’avouer ces œuvres ne représentent pas vraiment le meilleur de la production du grand danois.

[Dacapo 8.226079. Enregistrement salle de concert d’Aarhus les 15-20 juin 2009. Durée : 65’52. Avec Jens Albunus (récitant), Ditte Højgaard Andersen (Soprano), Mathias Hedegaard (ténor), Palle Knudsen (baryton), Chœur de la cathédrale d’Aarhus, Chœur de l’Opéra national danois, Vox Aros, Orchestre symphonique d’Aarhus, dir. Bo Holten]

Musica Ficta guidé par Bo Holten a bénéficié d’une grande réussite artistique et commerciale avec l’enregistrement de 2CD pour Naxos comprenant des chants et psaumes danois pour la période de Noël. Travail spécifiquement destiné aux auditeurs danois dont le premier volume s’est vendu à plus de 25 000 rien qu’au Danemark. On y rencontre des mélodies de J.P.E. Hartmann, C.F.E. Weyse, Th. Aagaard, P.E. Lange-Müller, Bo Holten, Carl Nielsen… Ce travail très soigné au service des musiques retenues rend compte du sérieux et des qualités vocales des intervenants. [Danske julesalmerog sange. 2 CD Naxos 8.553998 et 8.554010 gravés en 1996 et 1997]

A destination des auditeurs internationaux les mêmes interprètes ont édité « Un Noël danois » qui reprend et propose 31 pièces résumant admirablement les deux précédentes réalisations. Il met en avant avec succès la musique de l’âge d’or de la musique danoise. [A Danish Christmas. Naxos 8.554627. Musica Ficta. Enregistrement : Kastelskirken, Copenhague, septembre 1996. Durée : 77’36]

Pour être complet précisons que Naxos a publié un coffret de 3 CD intitulé Christmas Carols from around the world, véritable panorama international du genre soutenu par onze formations vocales de diverses nationalités. [Naxos 8.503109. 3CD. Durée totale : 230’29]

Musique médiévale au Danemark chantée par Musica Ficta offre un panorama passionnant de musiques vocales danoises composées entre le 9e et le 15e siècles avec une quinzaine de pièces peu fréquentées chantées à la perfection. A bon entendeur… [Dacapo 8.224133. Gravure réalisée à Kastelskirken en janvier 1999. Durée : 65’09]

(vers 1410-1497), musicien franco-flamand, figure majeure du 15e siècle, méritait une lecture de grande qualité. Bo Holten l’a fait. Avec Musica Ficta, il enregistre à l’église Kastelskirken de Copenhague, du 17 au 19 février 1997, les trois pièces essentielles que sont Intemerata Dei Mater, Requiem et Missa Prolationum. Belle occasion de (re)découvrir ces œuvres éternelles dans une version de référence [Naxos 8.554260]. Durée : 67’46

En écoutant le Lagrime di San Pietro (Madrigaux spirituels : les larmes de saint Pierre) du franco-flamand Orlando di Lasso,  dit Lassus (1532-1594), on se convainc de la valeur du travail accompli à la tête des chanteurs d’Ars Nova dans cette illustration intemporelle d’un des sommets de la musique du 16e siècle. [Ars Nova, dir. Bo Holten. Naxos 8.553311. Enregistrement à Grundtvigskirken, Copenhague, du 20 au 22 juin 1994. Durée : 54’44]

Notre musicien n’allait pas manquer d’illustrer la musique jouée à la cour du  Danemark au temps du fameux roi Christian IV. Ars Nova et son chef chantent des anonymes, et Mogens Pedersøn mettant en avant une nouvelle fois d’autres aspects de la musique ancienne. Une très belle gravure. [Sacred Music from the Court of Christian IV. Ars Nova Vocal Group. Kontrapunkt 32100. Enregistré en 1991 en l’église Kastelskirken, Copenhague]. Durée : 63’58

Bien que très peu cité, le nom de Mogens Perdersøn (1585-1623), danois remarqué et aidé par l’ami des arts qu’était Christian IV, compte dans l’histoire de la musique danoise comme le prouve ces Madrigali a cinque voci. Libro primo (1608) parfaitement servis par Musica Ficta. Une belle découverte à coup sûr. [Dacapo 8.224219. Enregistrement : Torpen Kapel, Humlebæk, novembre 2001, février 2002. Durée : 57’42]

Parmi ses réalisations discographiques ayant reçu un excellent accueil on rappellera l’enregistrement de la musique de Fredrick Delius avec l’Orchestre symphonique d’Aarhus (pour le label Danacord, DACOCD 536) qui engrangea  des mentions honorifiques comme le « Choix de l’éditeur » du magazine  Grammophon et l’ « Enregistrement du mois » du mensuel Classical CD.

Comme on l’a souligné dans un récent article sur ResMusica.com [Delius III : Delius et la Scandinavie, mis en ligne le  9 avril 2012] Delius fut fasciné par les paysages et la culture scandinaves. Cette interrelation est utilisée par Bo Holten dans un enregistrement « Norwegian Masterworks » réalisé en 2002 en compagnie de l’Orchestre symphonique d’Aarhus. Cette réalisation a reçu aussi également une distinction-récompense « Choix de l’éditeur ». [Danacord DACOCD 592]

Un récent troisième volet « Songs on Sunset » bénéficie de la formidable lecture  de Holten de ce compositeur britannique qu’il sert magnifiquement. On écoutera : 3 Mélodies sur des vers de Shelley, North Country Sketches  et A Late Lark, dont cet enregistrement a décroché un « Choc » de la revue Classica. [ (soprano), (baryton), Chœur de la cathédrale d’Aarhus, Orchestre symphonique d’Aarhus, dir. Bo Holten. Enregistrement : 2011. Durée : 74’]

D’autres enregistrements incontournables suivent, axés sur des partitions orchestrales pour le label danois Dacapo, consacrés à des  compatriotes créateurs peu connus mais intéressants comme Knudåge Riisager, Emil Hartmann, Erik Bach, Thomas Koppel, Emil Reesen, Erik Bach…

Citons des partitions orchestrales solidement organisées de Emil Hartmann (1836-1898), Nordic Folk Dances ; Hakon Jarl ; A Carnival Feast, figurant sur un CD fort bien structuré grâce aux talents évidents de l’Orchestre philharmonique de Copenhague. Fils du fameux Johan Peter Emilius Hartmann et ami de Carl Nielsen, Emil mérite cette lecture réussie. [Dacapo 8.226041, enregistré à la maison de la culture de Lyngby en 2005 et 2006, durée : 74’21]

Dacapo 8.226031 coverD’Emil Reesen (1887-1964), Bo Holten et l’Orchestre symphonique d’Aalborg ont enregistré neuf musiques de ce maître plutôt inconnu mais non négligeable. Les interprètes en donnent une excellente lecture indiquant qu’il mérite une place entière dans l’histoire de la musique danoise. Très belle réalisation. [Dacapo 8.226031, durée : 67’29, enregistrement réalisé en juin 2006]

L’œuvre de Knudåge Riisager (1897-1974), un des principaux compositeurs danois de son temps, apprécié pour ses partitions orchestrales destinées aux ballets, a connu plusieurs enregistrements de ses principales partitions. Bo Holten et l’Orchestre symphonique d’Aarhus apportent leur contribution à sa survie par le biais d’une lecture très aboutie et enthousiaste soulignant les réelles qualités d’orchestrateur de Riisager. [Dacapo 8.226022. Enregistrement Frichsparken, Aarhus, 22-26 mars 2004. Durée : 55’49]

On a indiqué combien Bo Holten était méfiant vis-à-vis de la modernité musicale déshabitée. Dans sa défense de trois œuvres de son compatriote et contemporain Erik Bach (né en 1946), il dirige des pièces redevables d’un courant multiple mais réel, résumé sous le titre générique  de post-moderniste. Réflexions pour clarinette et orchestre, Berlin Revisited et Astrotrain savent flatter l’oreille, enrichies de nombreuses citations de devanciers célèbres, sans sombrer dans la facilité ou le pastiche inintéressant. [Dacapo 8.226527. Enregistrement à Frichsparken, Aarhus, 19-23 décembre 2005. Durée : 53’38]

Belle surprise aussi avec ce CD consacré à la musique du Danois Thomas Koppel (1944-2006), fils du célèbre Hermann Koppel qui jadis défendit au piano la musique de Carl Nielsen qu’il connut dans sa jeunesse d’ailleurs. Moonchild’s Dream est un Concerto pour flûte à bec et orchestre (1990-1991) de toute beauté proche de l’easy listening où le beau et l’euphonique prennent le pouvoir et le gardent tout au long des 19 minutes que dure cette fort sympathique partition. Si les Nele’s Dances manquent sans doute de consistance et d’inspiration, il en va autrement pour le scintillant et languide  Los Angeles Street Concerto (Concerto pour flûte à bec sopranino, 9 cordes et célesta, 1999). [Michala Petri, flûte à bec ; Lars Hannibal, archiluth, Orchestre philharmonique de Copenhague, dir. Bo Holten. Kremerata Baltic. Dacapo 8.226021.  Enregistrement : Lyngby Kulturhus et Radio danoise, Copenhague, 9 novembre et 18 novembre 2005.  Riga, 9 avril 2004. Durée : 50’57]

Autres CD : Musique sacrée. , Ensemble vocal Ars Nova, dir. Bo Holten. Kontrapunkt ;  Josquin Des Pres, Missa de Beata Virgin, Ars Nova, Kontrapunkt ; Pierre De La Rue,  : Messe L’homme armé. Motets. Kontrapunkt ; Polyphonies portugaises (Manuel Cardoso, Pedro de Escobar, Duarte Lob). Naxos ; Seized by Sweet Desire, Naxos ; Choral Music, Naxos ;  Mystic Voice, Naxos…

Bo Holten, un compositeur défendu par lui-même

En ce qui concerne son catalogue personnel Bo Holten nous propose plusieurs œuvres de son crû. Nous présenterons un choix restreint d’enregistrements. Son œuvre chorale pour chœur mixte Regn og rusk og rosenbusk, sur un texte de Hans Christian Andersen a été enregistrée par le fameux chœur de chambre [Caprice CAP 21461. Enregistrement de 1995, durée de cette œuvre : 12’11]. Avec également des pièces de Ingvar Lidholm, Tomas Jennefelt, Sven-David Sandström, Jørgen Jersil, Thorkelle Sigurbjörnsson, Knut Nystedt et ].

On le retrouve sur un autre CD [Point PCD 5125] chanté par le chœur universitaire de Copenhague Lille Muko dirigé par Jesper Grove Jørgensen  Il s’agit de  sa Nordisk Suite (11’03) en quatre mouvements achevée 1989 et inspirée par des mélodies scandinaves bien connues.

Une autre illustration de sa musique chorale nous est fournie par l’interprétation du Vocal Group Ars Nova placé sous sa propre direction [New Music for choir. Kontrapunkt  32016, enregistré à Kastelskirken de Copenhague en 1988, durée : 15’36] des 5 Motets d’après Grundtvig. On y trouve encore des œuvres  de Sven-David Sandström, Pelle Gudmundsen-Holmgren, et .

Plain Songs, pour trompette, percussion et orchestre a été enregistré en octobre 1991 et juin 1992 par Palle Mikkelborg (trompette, fluegelhorn, électroniques), Gert Sørensen (percussion, électroniques), Orchestre symphonique du Sud Jutland, direction Bo Holten. Un incontournable du catalogue de Bo Holten. [Exlibris EXLCD 300047. Durée : 40’].

Un disque Chandos édité en 1994 propose deux partitions orchestrales avec soliste qui comptent dans le catalogue de Bo Holten. Il  s’agit de Sinfonia Concertante pour violoncelle et orchestre (36’06) et du Concerto pour clarinette et orchestre (29’09). Enregistrement réalisé avec le violoncelliste et le clarinettiste Jens Schou, l’Orchestre symphonique national danois de la Radio étant dirigé par Hans Graf [Chandos CHAN 9272. Enregistré en 1987 et 1990 à Copenhague. Durée : 65’25]

L’orchestre symphonique du Jutland du Sud, le groupe vocal Ars Nova, Bente Vist (soprano), (baryton), Kor : Vor Frue Cantori, Sct. Marie Kirkes Motetkor et le compositeur à la direction, nous dévoilent une autre facette du créateur avec cette Symphonie d’été du Jutland du Sud ainsi que plusieurs chansons pour chœur (Tre salmer et  neuf chœurs) sur un CD enregistré en juin 1995 à Sønderborg. [Exlibris EXLCD 300054. Durée : 35’25 + 32’16]

On pourra une nouvelle fois apprécier la capacité de Bo Holter à inventer des partitions pour chœur a cappella en écoutant l’album intitulé The Marriage of Heaven and Hell sur lequel il dirige les BBC Singers. Titres : The Marriage of Heaven and Hell, First Snow, A Time and Rush and Rosebush et In Nomine. [Dacapo 8.224214. Enregistrement réalisé à la Temple Church, Londres, les 7 et 8 février 2002. Durée : 62’57]

Wisdom and Folly donne son titre à cette superbe lecture d’œuvres faisant intervenir le chœur. Tallis Variations, Wisdom and Folly, Psalm 104, Ego flos campi, Ebbe Skammelsen, First Snow et Trimf att finnas till sont interprétés par Jesper Juul Sårensen (trombone), Chœur de filles de la Radio danoise, Chœur national danois, tous placés sous la direction du compositeur. [Chandos/DR CHAN 10320. Enregistré salle de concert de la Radio danoise, Copenhague, en 2003, 2004 et 2005. Durée : 60’11]

Herren er min hyrde (The Lord Is My Shepherd) d’après le psaume 23, musique de Bo Holten fait partie des œuvres enregistrées sur l’album « Hymn to the Sun », où l’on retrouve des musiques de , Peter Bruun, , Herman D. Koppel, Jørgen Jersild et Poul Ruders interprétées par l’Ensemble vocal national danois placé sous la direction de Søren Kinch Hansen. [Dacapo 8.226051. Enregistrements Koncerthuset, Studio 2, juillet 2009 et juin 2010. Durée : 59’26]

Nous terminerons ce survol avec l’enregistrement DVD de l’opéra The Visit of the Royal Physician, opéra en 2 actes, livret de P.O. Enquist, Eva Sommestad Holten (dramaturge), Peter Oskarson (mise en scène), Peter Holm (décors et costumes)… Avec Johan Reuter, Gert Henning-Jensen, Elisabeth Jansson, Sten Byriel, , Lars Waage, Mogens Gert Hansen, Bengt-Ola Morgny, Djina Mai-Mai. Chœur  et Orchestre de l’Opéra royal danois, dir . Bo Holten.  La mise en scène ne manque pas d’atouts et de partis-pris intéressants, les chanteurs-acteurs s’impliquent et l’histoire, basée sur des faits historiques avérés, est traitée avec un évident respect. La musique évite toute facilité sans s’aventurer dans l’inconnu. [Dacapo 2.110408. Durée : 154’ (+ 37’ de bonus). Enregistrement au Théâtre royal de Copenhague le 9 mai 2009]

De tout ce qui précède, il résulte manifestement que Bo Holten, le splendide chef de chœur tout comme le magnifique chef d’orchestre, le compositeur inspiré et protéiforme, le défenseur dévoué et qualifié de la musique chorale du passé tout comme de la musique instrumentale post-romantique danoise méritait de bénéficier d’une courte présentation dont la principale ambition est de  rendre justice aux résultats patents de son engagement sérieux, de ses qualités saillantes d’interprète au  seul profit des musiques retenues.

Maintenant que c’est chose faite, il ne reste plus qu’à écouter les enregistrements témoignant concrètement de la réalité et de l’exactitude de ce qui vient d’être avancé.

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