Le tatouage de trop pour le baryton Evgeny Nikitin

Vendredi dernier l’émission « Aspekte » de la ZDF (2e chaîne télévisée allemande) avait révélé que le baryton russe avait, parmi ses nombreux tatouages, une croix gammée et d’autres signes utilisés en leurs temps par les nazis. Le sujet est très sensible outre-Rhin et est considéré comme un délit. D’autant que le chanteur devait interpréter le rôle titre du Fliegende Hollander à Bayreuth, lieu éminemment symbolique.

Devant le tollé, Evgeny Nikitin a préféré renoncer à sa prestation dans le théâtre de Wagner. Dans l’hebdomadaire « Bild am Sonntag » il déclare : « Je n’avais pas conscience que les symboles que je porte comme tatouages  peuvent être liés ou utilisés par les nazis ou néonazis. [...] J’ai conscience que les crimes qui ont été commis dans l’Allemagne nazie  font partie des crimes les plus horribles jamais commis ». Selon lui, ses tatouages, gravés en Russie entre 1989 et 1991 viennent de « livres sur des mythes nordiques et des catalogues de magazins de tatouages ». « Les motifs n’ont pour moi aucune signification politique. Ils ont  simplement une signification spirituelle. Je n’ai jamais appartenu à un parti politique, ni hier, ni aujourd’hui » déclare le chanteur à la fin de son écrit.

Le baryton sud-coréen Samuel Young l’a remplacé au pied levé pour cette unique nouvelle production du Festival de Bayreuth.

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