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Sarah Nemtanu, vaillante mais mal accompagnée

À emporter, CD, Musique symphonique

Piotr Ilitch Tchaïkovski (1840-1893) : Concerto pour violon en ré majeur, Op.35 ; Souvenir de Florence, Op. Sarah Nemtanu et Luc Héry, violon ; Sabine Toutain et Christophe Gaugué, alto ; Raphaël Perraud et Jean-Luc Bourré, violoncelle. Orchestre national de France, direction : Kurt Masur. 1 CD Naïve. Référence V5325. Enregistré en 2012. Notice de présentation en : anglais et français. Durée : 69’20.

 

Violon solo de l’, est incontestablement une musicienne qui compte.  Hautement appréciée des chefs d’orchestre pour sa fonction au pupitre de notre National,  cette musicienne engagée, au carrefour des styles,  donne de la musique classique une image en phase avec le monde 2.0.

Pour son premier disque concertant, elle se risque à enregistrer le Concerto de Tchaïkovski.  On imagine l’émotion et la joie de la musicienne à l’idée  de graver cette œuvre avec ses confrères et surtout, sous la baguette du légendaire . Hélas, le résultat ne comptera pas dans une discographie barrée par des références autrement plus léchées techniquement et orchestralement.

La jeune musicienne ne possède pas la sonorité violonistique la plus étincelante, mais elle fait preuve de panache et d’enthousiasme, imposant un Tchaïkovski, altier, franc et expurgé de toute mièvrerie ; la technique est assurée et la soliste se joue des difficultés. Mais, mal servi par une prise de son de concert, l’Orchestre national sonne mal, très mal. La phalange parisienne semble en roue libre et relâchée. Les cuivres, laids de timbre, s’avèrent grossiers. , au long de sa carrière, a certainement dirigé cette œuvre avec les plus grands violonistes, mais on peine à comprendre l’absence totale d’engagement dans son accompagnement scotché à la barre de mesure et terne.

Le complément de ce concerto est le superbe sextuor Souvenir de Florence ou est rejointe par ses musiciens du National de France et du Philharmonique de Radio-France. La prise de son, étriquée au possible, est un scanner impitoyable pour des musiciens tout simplement pas prêts à affronter les micros. Les scories techniques en deviennent même rapidement peu supportables.

Estampillé « Radio France », ce disque donne hélas une piètre image des compétences musicales de la Maison ronde. La valeureuse Sarah Nemtanu méritait amplement mieux.

Les références sont inchangées : (Onyx) et (Bis) dans le Concerto et l’équipe de rêve réunies autour du Kocian Quartett dans Souvenir de Florence (Praga).

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