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Bartek Niziol au festival Arthur Rubinstein de Łódź

Concerts, La Scène, Musique de chambre et récital

Łódź. Musée de la ville de Łódź. 25-IV-2013. César Franck (1822-1890) : Sonate pour violon et piano en la majeur. Maurice Ravel (1875-1937) : « Tzigane », rhapsodie de concert en version pour violon et piano. Antonín Dvořák (1841-1904) : Quintette pour piano en la majeur, B. 155 (op. 81). Bartek Niziol : violon Guarnerius del Gesù de 1727 ; Xiaoming Wang : violon Stradivarius « Aurea » de 1715 ; Sergey Tarasov : piano Yamaha ; le Quatuor Valentin Berlinsky (avec l’alto de David Greenlees et le violoncelle d’Alexander Neustroev)

La 3e édition du festival Arthur Rubinstein de Łódź vient de se terminer, un évènement a particulièrement marqué l’auditoire : le concert donné par Bartek Niziol, Xiaoming Wang, Sergey Tarasov et le .

Bartek Niziol et Sergey Tarasov ont débuté à 15 heures avec la Sonate pour violon et piano en la majeur de , l’une des plus connues du répertoire. Les musiciens ont très bien rendu le sens dramatique de cette partition. Le violoniste était fascinant par le naturel et le sublime (mais également le côté foudroyant) de sa démarche, avec ses phrasés chantants, ses apogées tumultueuses, ainsi que par l’incomparable beauté sonore de son Guarnerius del Gesù de 1727, dont le timbre rond, dense et charnu faisait parfois penser à celui d’un alto, surtout pour la corde de sol. Le pianiste accompagnait Bartek Niziol avec force et passion dans un tourbillon d’émotions.

Ensuite, Xiaoming Wang, le deuxième violon du (Bartek Niziol en est le premier), et Sergey Tarasov ont interprété Tzigane de . D’une part, leur exécution était marquée par un lyrisme impeccable, et d’autre part par une bravoure éclatante et une vitesse extraordinaire lors des dernières variations. Le violoniste était émouvant par son expressivité aussi bien raffinée que radieuse, qui avait un impact sur le timbre de son Stradivarius « Aurea » de 1715 – en général fin et velouté, mais parfois légèrement métallique. Le pianiste nous impressionnait par sa clarté d’articulation et de saturations de couleurs – au moment de l’entrée après la cadence, la sonorité de son Yamaha ressemblait à celle de la harpe, elle bien présente dans la version pour violon et orchestre.

Dans la deuxième partie du programme, Sergey Tarasov s’est parfaitement moulé au Quatuor Valentin Berlinsky pour interpréter le Quintette pour piano en la majeur d’. L’exécution se caractérisait par une vitalité rythmique débordante, un geste ample et majestueux de la narration, une émotivité directe et une plénitude sonore impressionnante. En bref, un véritable tour de force de virtuosité et de musicalité.

Juste à la fin du concert, les chambristes nous ont encore proposé une surprise hors programme, en rejouant le Scherzo (Furiant) – Molto vivace de ce Quintette.

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