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Concertos pour piano mexicains de Samuel Zyman et José Rolón

À emporter, CD, Musique symphonique

Samuel Zyman (né en 1956) : Concerto pour piano et orchestre ; José Rolón (1876-1945) : El Festin de los Enamos, scherzo symphonique, op. 30 ; Concerto pour piano et grand orchestre, op. 42. Claudia Corona, piano ; Orchestre symphonique de Nuremberg, dir. Gregor Bühl. 1 CD TYXart. Réf. : TXA 13024, code barre : 4 250702 800248. Enregistré à Nuremberg en février 2013. Notice en cinq langues : allemand, anglais, espagnol, français, japonais. Durée : 58’33

 

mexican_piano_concertosLongtemps confinée au rang d’extrême curiosité, la musique mexicaine, il faut s’en convaincre, connait une belle vitalité que l’éloignement géographique et culturel ne saurait en rien amoindrir la réalité et l’intérêt. Pour cet enregistrement fort intéressant suivons l’ emmené par le chef lui aussi allemand. Dans ce programme latino-américain ils ont fait appel à une talentueuse pianiste mexicaine fort connue dans son pays (elle se produit avec les orchestres les plus importants de Mexico) mais également souvent invitée en Europe, d’autant plus qu’elle réside en Allemagne depuis de nombreuses années. Son répertoire fait appel à la musique de l’Amérique centrale mais aussi aux grands classiques européens. Elle défend avec fougue et engagement plusieurs œuvres phares de ses compositeurs passés ou vivants.

De , musicien ayant étudié à Paris auprès de Moszkowski, Nadia Boulanger et Paul Dukas, plus tard devenu à son tour un pédagogue remarquable, elle joue le Concerto pour piano de 1935, créé à Mexico en 1942. On découvre là une musique mélodieuse, plus inspirée par les grands modèles du vieux continent que par la musique folklorique mexicaine dont cependant elle n’est pas ignorante. Une manifeste tentative d’intégration d’horizons différents, en grande partie réussie, rend l’œuvre attachante et l’écoute agréable, même si elle se trouve dépourvue d’originalité profonde. Naturellement moins passéiste, et très attrayant, le Concerto pour piano de s’attache davantage à s’éloigner des canons d’une musique nationale voire nationaliste pour se rapprocher d’un intérêt moins exotique. Tous les acteurs de ces enregistrements défendent efficacement ces compositeurs qui sans nul doute méritent, sans crainte de décevoir, une oreille attentive.

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