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Valentina Lisitsa, de Liszt à Michael Nyman

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Chasing pianos : Michael Nyman (né en 1944) : transcriptions de musiques de film. Valentina Lisitsa, piano. 1 CD DECCA, réf. 478 6421. Enregistré en décembre 2013 au Wyastone Concert Hall (Royaume-Uni). Durée totale : 77’41

Valentina Lisitsa plays Liszt : Franz Liszt (1811-1886) : Ellens Gesang III (Ave Maria), S558 no.12 (Schubert D839); Ballade No.2 in B minor, S.171 ; Aida – Danza sacra e duetto finale, S436 (Verdi); El Contrabandista – Rondo Fantastique sur Un Thème Espagnol, S.252 ; Gute Nacht, S.561 (Schubert); Des Mädchens Klage, S563, No.2 (Schubert D191); Erlkönig, S.558 No.4 (Schubert D.328); Der Müller Und Der Bach, S.565 No.2 ; Rhapsodie hongroise No.12, S.244. Valentina Lisitsa, piano. 1 CD DECCA, réf. 478 5352. Enregistré en décembre 2011 à la Beethovensaal, Hanovre (Allemagne). Durée totale : 76’

 

Valentina Lisitsa - Chasing pianosAvec deux albums qui paraissent à quelques mois de distance, Decca soigne la pianiste américaine d’origine ukrainienne , qui avait été remarquée par son succès populaire sur YouTube, où elle interprète les tubes classiques avec une audience de millions de spectateurs.

La pianiste de l’internet, dont le tempérament naturel et entier détonne dans un univers classique où la langue de bois n’est pas rare (lire notre entretien), sait aussi convaincre au concert où elle sait soulever d’enthousiasme les publics les plus circonspects comme elle l’a fait salle Pleyel en janvier dernier  avec l’Orchestre de Paris.

Au-delà de la différence entre la fougue romantique et virtuose de Liszt et l’influence pop et minimaliste de , met en exergue ce qui rassemble ces deux compositeurs et elle-même : le goût de plaire au public. Les deux albums sont en fait des transcriptions de musique et d’airs devenus populaires, de l’opéra avec Aïda au cinéma avec la Leçon de piano et Meurtre dans un jardin anglais, en passant par les tubes comme l’Ave Maria de Schubert qui ouvre l’album Liszt.

Valentina Lisitsa plays LisztLes amateurs de défis digitaux ne manqueront pas El Contrabandista,  Rondo fantastique sur un thème espagnol de , tandis que ceux qui souhaitent baigner dans une atmosphère plus douce et rêveuse, avec juste ce qu’il faut de piment pour ne pas se lasser, adopteront . Si le jeu franc et direct peut parfois sonner légèrement raide, il en phase avec la personnalité de la pianiste, qui sonne juste dans les deux répertoires. Et elle apporte une réelle touche, plus grave et sombre, plus classique en somme, qui saura intéresser les amateurs de Nyman et leur donner un nouvel éclairage de leurs airs favoris.

Car une chose est sûre, et c’est peut-être le plus important dans ce répertoire à la croisée de l’exigence classique (par l’instrument), et de la recherche pop d’être accessibles: Valentina Lisitsa ne descend pas de son piédestal pour chercher à vendre des disques qui plaisent. C’est son goût pour toucher le public qui la guide dans ses choix musicaux. Elle aime offrir ça, et ça s’entend.

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