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Soirée Harald Lander / William Forsythe : Monotones variations

Danse , La Scène, Spectacles Danse

Paris. Palais Garnier. 20-IX-2014. Ballet de l’Opéra national de Paris : Harald Lander / William Forsythe. Etudes : chorégraphie : Harald Lander, réglée par Thomas Lund ; musique : Carl Czerny, adaptée et orchestrée par Knudage Riisager. Woundwork 1 : chorégraphie, scénographie et lumières : William Forsythe ; musique originale : Thom Willems ; Costumes : Stephen Galloway ; Répétitions : Agnès Letestu. Pas./Parts : chorégraphie, scénographie et lumières : William Forsythe ; musique originale : Thom Willems ; Costumes : Stephen Galloway ; Assistante du chorégraphe : Kathryn Bennetts.

Visuel Lander ForsytheUne soirée Lander/Forsythe disparate à l’Opéra de Paris.

L’Opéra national de Paris tend malheureusement, de plus en plus, à privilégier les soirées présentant de courtes pièces disparates rassemblées artificiellement autour d’un même thème, au détriment des ballets narratifs à grand déploiement. Cette soirée Lander/Forsythe était donc censée nous prouver, à travers trois œuvres, que la technique académique est un alphabet à partir duquel toutes les formes d’écriture sont possibles, de la tradition classique (Lander) à la relecture contemporaine (Forsythe). De la pure démonstration, donc, autour de la notion de virtuosité. Malheureusement, la virtuosité n’a pas toujours été au rendez-vous de cette soirée.

Etudes, qui constitue une mise en scène poétique d’une leçon de danse, est une œuvre signée par , qui fut chorégraphe mais aussi maître de ballet puis directeur de l’Ecole de danse de l’Opéra. Ce ballet nous convie à un façonnage des corps des danseurs, exercice après exercice. Sauf que les prouesses académiques ne furent pas aussi étincelantes qu’on l’aurait souhaité, avec des jambes de terre peu assurées sur leurs appuis, des tours parfois approximatifs et quelques erreurs lors des partenariats.

Grand écart stylistique avec Woundwork 1 et Pas./parts, deux œuvres créées en 1999 par pour le Ballet de l’Opéra. La troupe se montre nettement plus à l’aise dans ce type de répertoire, un constat quelque peu inquiétant pour une compagnie de formation classique.

En dépit d’une bonne interprétation, Woundwork 1, sorte de radiographie du pas de deux, s’avère un ballet soporifique, une suite de mouvements qui nous mènent on ne sait pas bien où.

Pas./Parts apparaît au contraire comme une pièce intense et pleine d’inventivité. Construite autour des échanges incessants entre les quinze interprètes (on mentionnera l’excellente prestation de Laurène Davy et Sébastien Bertaud) sur la musique électronique de , l’œuvre revisite avec beaucoup d’esthétisme langage académique, tangos et même chachachas. Un ballet festif qui clôt une soirée globalement mitigée.

Crédits photographiques : Sébastien Mathé / Opéra national de Paris

 

 

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