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Maazel, Les années Cleveland ou l’éloge de la virtuosité

À emporter, CD, Musique symphonique

Lorin Maazel (1930-2014). The Cleveland years. Œuvres de Beethoven, Berlioz, Bizet, Brahms, Debussy, Elgar, Franck, Gershwin, Glinka, Prokofiev, Ravel, Respighi, Rimsky-Korsakov, Rossini, Scriabine, Tchaikowsky, Verdi
Enregistrements de 1973 à 1979 ; Decca 478 7779 (19 CD) ; Minutage total : 21heures 31’14’’

 

71rCHF8KK2L._SL1500_[1] fut titulaire de l’orchestre de Cleveland de 1972 à 1982. Il laisse un copieux héritage discographique que Decca regroupe dans un passionnant coffret de 19 CD , qui éclaire bien les orientations stylistiques du chef américain et met en évidence ses idiosyncrasies caractéristiques.

Hormis une intégrale des symphonies, ouvertures et variations de Brahms, certes superbe instrumentalement mais assez peu habitée, on retrouve surtout le goût pour la rutilance sonore et la virtuosité orchestrale que le maestro affectionnait particulièrement.

L’ensemble de musique russe sonne comme un hommage à Rimsky-Korsakov et à son orchestration éblouissante ; Grande Pâque russe, Schéhérazade et suite du Coq d’or brillent de mille feux. Tant le poème de l’extase que les somptueux Prokofiev (Symphonie n° 5 et intégrale de Roméo et Juliette) poursuivent cette démonstration impressionnantes.

On me pardonnera de rattacher à cette esthétique les Respighi (Pins et Fêtes romaines) voire même, et cette fois c’est plus contestable, le Daphnis de Ravel ou les Debussy (la Mer, Nocturnes, Iberia et Jeux). Ils nous rappellent cependant que le chef, américain mais né à Neuilly, aimait aussi la musique française, ici également représentée par de beaux hommages à Franck (symphonie et variations symphoniques avec ), Bizet (Arlésienne et Jeux d’enfants) et surtout un ensemble Berlioz (Harold en Italie et un Requiem plus théâtral et spectaculaire que recueilli) qui jette « feux et tonnerre »…

Outre un pot-pourri d’ouvertures, on retrouve aussi un superbe CD Elgar-Tchaikovsky avec Lyn Harrell, lui-même ancien membre de l’orchestre.

Enfin, on placera en haut de l’affiche l’anthologie pas tant pour la Rhapsody, l’Ouverture cubaine ou Un Américain à Paris, un titre qu’on pourrait croire inspiré de la vie de Maazel lui-même que pour la toute première intégrale de Porgy and Bess, inégalée depuis lors, et superbement interprétée par une distribution de haut vol : , Leona Mitchell, Florence Quivar et la touchante , alors au début de sa carrière.

 

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