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Prises de rôle de Mélanie Hurel et Hugo Marchand dans Casse-Noisette

Danse , La Scène, Spectacles Danse

Paris. Opéra Bastille. 1-XII-2014. Ballet de l’Opéra national de Paris : Casse-Noisette. Ballet en deux actes d’après un conte d’E.T.A Hoffmann, adapté par Alexandre Dumas. Chorégraphie et mise en scène : Rudolf Noureev, d’après Marius Petipa et Lev Ivanov. Musique : Piotr Ilitch Tchaïkovski. Décors et costumes : Nicholas Georgiadis. Avec : Mélanie Hurel, Clara ; Hugo Marchand, Drosselmeyer / Le Prince ; Aubane Philbert, Luisa ; Simon Valastro, Fritz ; Laurent Novis, Le Père ; Juliette Gernez, La Mère ; Alexis Saramite, Le Grand-père ; Christine Peltzer, La Grand-mère. Orchestre de l’Opéra national de Paris, direction : Kevin Rhodes

Hurel-MarchandCasse-Noisette. Un air de déjà-vu ? Le ballet est en effet régulièrement donné pendant les fêtes de fin d’année et il a été vu et revu un nombre incalculable de fois. Même la sublime partition de Tchaïkovski pourrait être comparée à un jingle tant on l’a entendue sur les ondes. Et pourtant : la magie opère à chaque fois. Tout semble fait pour émerveiller le spectateur. Et ça marche !

Casse-Noisette est une ode à l’émerveillement, une parabole sur le passage à l’âge adulte : entre rêves et cauchemars, entre candeur et réalité, entre amours chimériques et voyages lointains, le spectateur suit les périples fantasmagoriques de la petite Clara. Les tableaux se succèdent, féeriques. Celui du salon fleure bon les noëls enchanteurs de notre enfance (nostalgie, quand tu nous tiens !). La scène du petit théâtre de marionnettes est une vraie réussite. La Valse des flocons est un moment de pure beauté.

, première danseuse, interprétait ce soir pour la première fois le rôle-titre du ballet. Mélanie la discrète, Mélanie la timide, Mélanie la bonne élève appliquée, a excellé dans le rôle de Clara. Une très belle performance qui prouve que cette danseuse à la grâce juvénile n’a pas dit son dernier mot.

Casse Noisette(Saison 2014-2015)

Prise de rôle, également, pour , qui vient d’être nommé sujet, qui endossait ce soir le rôle de Drosselmeyer et du Prince. Pétillant et plein de superbe, le jeune homme est parvenu à surmonter les embûches techniques qui jalonnent le ballet. Cerise sur le gâteau : il se montre un partenaire attentionné. Ce risque-tout a de beaux jours devant lui.

On n’oubliera pas de mentionner l’époustouflante prestation d’ qui a véritablement électrisé la salle dans la danse arabe.

Les ensembles sont globalement très satisfaisants, même si on pointera du doigt le manque cruel de synchronisation des trois danseurs dans la danse chinoise. On relèvera également une chute durant le premier acte. Mais rien de grave : la soirée était trop belle pour bouder son plaisir.

Crédits photographiques : Sébastien Mathé / Opéra national de Paris

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