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Un récital de Nicolas Baldeyrou

À emporter, CD, Musique de chambre et récital

Claude Debussy (1862-1918) : Première Rhapsodie (version avec piano et version avec orchestre) ; Pablo de Sarasate (1844-1908) : Fantaisie de concert sur Carmen (transcription pour clarinette de Nicolas Baldeyrou) ; Ernest Chausson (1855-1899) : Andante et Allegro ; Piotr Ilitch Tchaïkovski (1840-1893) : Casse-Noisette (extraits arrangés par Alexandre Chabod) ; Camille Saint-Saëns (1835-1921) : Sonate pour clarinette en mi bémol majeur op. 167. Nicolas Baldeyrou, clarinette ; Yuko Sasai, piano ; Orchestre philharmonique de Radio France, direction : Myung-Whun Chung. 1 CD Klarthe. Réf. : K001, code barre : 3 149028 065428. Enregistré à la Salle Pleyel à Paris le 8 novembre 2013 et au Conservatoire à Rayonnement Régional de Rueil-Malmaison en janvier 2014. Notice bilingue : anglais, français. Durée : 60’23’’

 

baldeyrou_low8Troisième disque de , première clarinette solo du Philharmonique de Radio-France, et un beau programme de musique française pour cet instrument.

Signalons d’abord que la pianiste ne se contente pas d’accompagner le récital du clarinettiste et contribue réellement à la beauté des interprétations. Mais c’est bien la technique impeccable et la sonorité élégante de qui sont l’objet de ce disque. Le clarinettiste donne ainsi, avec une éclatante virtuosité, la Fantaisie sur Carmen de Sarasate et des thèmes arrangés de Casse-noisette. Ses montées dans le suraigu demeurent très sûres et de bon goût.

Radio France avait capté le concert du Philharmonique du 8 novembre 2013 à la salle Pleyel (Messiaen, Saint-Saëns et Debussy), un beau souvenir pour ceux qui l’ont vu. En voici la Rhapsodie de Debussy. Nicolas Baldeyrou s’y montre aussi convaincant que dans la version avec piano enregistrée en studio. À l’orchestre, les magnifiques atmosphères de ce morceau sont rendues avec précision et subtilité.

Enfin, la Sonate pour clarinette de Saint-Saëns, une pièce raffinée écrite par le compositeur l’année de sa mort (1921). Les interprètes en soulignent les aspects étonnants (caractère funèbre du Lento, course-poursuite du Finale), et aussi la ravissante beauté formelle. On ne pouvait mieux servir cette sorte d’académisme de haut vol, non plus que le style déjà personnel et intéressant de l’Andante et Allegro d’.

Conclusion : en plus d’un excellent récital, une agréable promenade dans le répertoire français pour clarinette.

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