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Fabien Gabel, Bruxelles à la française

Concerts, La Scène, Musique symphonique

Bruxelles. Palais des Beaux-Arts. 10-V-2015. Ulrich Kreppein (né en 1979) : Leise (création mondiale) ; César Franck (1822-1890) : Variations symphoniques pour piano et orchestre ; Maurice Ravel (1875-1937) : Concerto pour piano pour la main gauche ; Valses nobles et sentimentales ; La Valse ; Boléro. Jean-Claude Vanden Eynden, piano. Orchestre national de Belgique, direction : Fabien Gabel.

 

Fabien-GabelLe chef d’orchestre galvanise l’ dans Ravel. 

Le chef d’orchestre avait fait forte impression lors de sa précédente apparition sur la scène du Palais des Beaux-Arts de Bruxelles au pupitre de la Philharmonie des Flandres. Dans le cadre de l’inusable abonnement dominical de l’, il dirigeait cette fois la phalange fédérale belge dans un programme français.

A l’occasion du Centenaire de la Première guerre mondiale, Andrey Boreyko, Directeur musical de l’ONB a initié une campagne de commande de nouvelles partitions à des musiciens originaires des pays impliqués dans le conflit. Proposée en ouverture de concert Leise  (« Doucement » en Allemand) d’ ne mérite pas que l’on s’attarde dessus tant cette pièce impersonnelle et besogneuse déplait.

Figure majeure de piano en Belgique et ancien plus jeune lauréat du Concours Reine Elisabeth de Belgique, proposait deux partitions concertantes dont il connait les styles et l’esthétique comme sa poche. On admire, autant dans Franck que Ravel, la justesse du ton et la large palette des couleurs.  En bis, le pianiste offre une piécette de  Ravel composée pour un examen de déchiffrage.

En seconde partie, l’Orchestre et le chef affrontaient quelques tubes de Ravel. Si les Valses nobles et sentimentales bien que soignées manquaient parfois d’abandon et de nonchalance, la Valse explosait tout dans une fête sonore et cataclysme musical orchestré par Fabien Gabel. L’Orchestre galvanisé suivait, avec passion et puissance,  son chef.  Apothéose du concert, le légendaire Boléro, permettait aux pupitres de se mettre en valeur et au public de montrer sa joie d’entendre cette partition. L’esthétique française est dans l’ADN de l’ONB depuis sa fondation et le mandat du grand André Cluytens dans les années 1960 et ce concert lui permettait de renouer avec cet héritage sonore qu’il sert avec jubilation. Visiblement heureux, les musiciens applaudissent longuement Fabien Gabel que l’on espère revoir rapidement à Bruxelles.

Crédits photographiques : Fabien Gabel/Gaetan Bernard

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