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Fin d’intégrale Nielsen à Londres par Sakari Oramo

Concerts, La Scène, Musique symphonique

Londres. Barbican Center. 23-V-2015. Jean Sibelius (1865-1957) : Tapiola ; Serge Rachmaninov (1873-1943) : Concert pour piano n°4 en sol mineur, Op.40 ; John Foulds (1880-1939) : April-England, Op.48, n°1 ; Carl Nielsen (1865-1931) : Symphonie n°6 « Sinfonia Simplice ». Denis Kozhukhlin, piano ; BBC Symphony Orchestra, direction : Sakari Oramo

Sakari OramoEn clôture de son intégrale des symphonies de au Barbican Center de Londres, délivre une leçon d’orchestre au pupitre de son .

Alors qu’il défend avec vaillance la musique de qu’il enregistre avec son orchestre philharmonique de Stockholm (Bis), le chef d’orchestre finlandais avait tenu à honorer le symphoniste danois avec une intégrale à la tête de  son autre orchestre : le de Londres.  Grands amateurs de musiques scandinaves, les Londoniens ont fait honneur à cette initiative en remplissant les travées du Barbican Center pour ce dernier concert qui sortait des sentiers battus et des redites.

Poème symphonique décanté et puissant de Jean Sibelius, Tapiola était une excellente occasion pour permettre à l’orchestre de se mettre en valeur autant par la précision de ses pupitres que par son homogénéité. Ultime symphonie de Carl Nielsen, la « sixième » reste une œuvre séduisante par sa virtuosité instrumentale mais énigmatique par ses climats et ses teintes. Soumettant les pupitres à rude épreuve, elle est un « concerto pour orchestre » hyper-exigeant pour le chef qui doit l’unifier et lui donner une cohérence. Il va sans dire que Sakari Oramo est à son affaire et il fait virevolter les mélodies et déchainer les dynamiques. La musique anglaise est toujours pleine de trésors inconnus à l’image du April de John Foulds, compositeur auquel Saraki Oramo avait consacré un disque (Warner). Cette pièce lumineuse et bigarrée était une belle transition entre les ambiances nordiques de ce concert.

Lauréat du Reine Elisabeth 2010, Denis Kozhukhin affrontait le dernier des concertos pour piano de Rachmaninov. Redoutable pour les doigts du pianiste et touffue dans son orchestration, cette œuvre trouve en Denis Kozhukhin un défenseur de premier ordre. On admire la puissance de toucher, la précision technique et la subtile musicalité là où certains de ses compatriotes russes passent en force et avec brutalité ! L’orchestre affûté et conquérant lui délivre un accompagnement exemplaire.

Distribuée lors du concert, la brochure de la prochaine saison de l’orchestre de la BBC fait rêver n’importe quel amateur de musique orchestrale et de raretés avec ses week-ends thématiques consacrés à Henryk Górecki, Louis Andriessen et Henri Dutilleux…

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