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Reprise de l’Anatomie de la sensation à l’Opéra Bastille

Danse , La Scène, Spectacles Danse

Paris. Opéra Bastille. 4/VII/2015. Ballet de l’Opéra national de Paris : L’anatomie de la sensation, pour Francis Bacon. Chorégraphie : Wayne Mc Gregor (2011). Musique : Mark Anthony Turnage Blood on the Floor (1994). Scénographie : John Pawson. Costumes : Moritz Junge. Son : Willi Bopp. Lumières : Lucy Carter. Assistants du chorégraphe : Laïla Diallo, Davide di Pretoro. Ensemble InterContemporain (direction musicale : Peter Rundel) et John Parricelli (guitare électrique), Peter Erskine (batterie jazz), Martin Robertson (saxophone, clarinette), Michel Benita (guitare basse). Avec Héloïse Bourdon, Adrien Couvez, Aurélie Dupont, Alexandre Gasse, Dorothée Gilbert, Mathias Heymann, Juliette Hilaire, Josua Hoffalt, Laurène Levy, Florent Mélac, Alice Renavand, et les danseurs du Ballet de l’Opéra national de Paris.

L'anatomie de la sensation Pour Francis Bacon  Wayne McgregorC’est la dernière chance de voir danser sur la scène de l’opéra Bastille. Son splendide duo avec justifie à lui seul de découvrir ou de redécouvrir L’anatomie de la sensation de Wayne McGregor, créé pour le Ballet de l’Opéra de Paris en 2011.

La reprise de ce spectacle offre en outre l’occasion d’y voir de magnifiques couples de partenaires, entre , , , Marie-Agnès Gillot, et … Cette brillante distribution est à l’aise dans le style étiré et tendu de Wayne McGregor, avec une mention spéciale à , vénéneuse, mais aussi , Adrien Couvet ou .

Oui, il faut y aller pour les danseurs, davantage que pour la fidélité du chorégraphe à l’esprit de Francis Bacon. On ne reconnaît guère en effet que le triptyque de la scénographie, forme chère au peintre, ou les tonalités des costumes (bleu, vert, violet, orange, kaki…) pour évoquer l’œuvre torturée du peintre. Le ballet tourne parfois au biopic, au gré des épisodes retraçant de la vie de l’artiste, sa relation avec les garçons, sa fréquentation des clubs ou ses amitiés féminines.

Si elle en retrace partiellement les fulgurances et la virtuosité, la fluidité aussi, la chorégraphie, inutilement sophistiquée, ne rend pas justice au peintre anglais.
La musique, non plus, ne sert pas l’oeuvre. Bien que composée en hommage à Francis Bacon, Blood on the floor de est une partition trop littérale pour laisser de la place à la danse et de la liberté aux interprètes. Très fortement teintée de jazz dans ses premiers mouvements, elle cède cependant le pas au fil des séquences à une dimension symphonique plus intéressante, splendidement interprétée par l’ et ses solistes.

Photos : © Agathe Poupeney / Opéra de Paris

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