megabanniere72890

Hogwood toujours : Bach, Vivaldi, Haydn et Mozart !

À emporter, CD, Musique d'ensemble, Musique symphonique

The Vivaldi recordings (Concertos, Sonatas, Sacred Music&Cantatas) ; The Bach Recordings ; Haydn : the symphonies ; Mozart : The symphonies. The Academy of Ancient Music et Saint Paul Chamber Orchestra, direction : Christopher Hogwood. 4 coffrets de 20 CD (Vivaldi et Bach), 32 CD (Haydn) et 19 Cd (Mozart) L’Oiseau lyre. Références 480 8019 (Vivaldi), 482 1736 (Bach), 480 6900 (Haydn), 452 496-2 (Mozart).

 

decca haydn hogwoodDecca rend hommage au grand chef et claveciniste Christopher Hogwood décédé l’an passé, en éditant quelques beaux coffrets thématiques.

Enregistrée entre 1978 et 1985, l’intégrale des Symphonies de Mozart reste une base de toutes les discothèques. En effet, la qualité éditoriale du projet reste unique, car, en plus des symphonies n°1 à n°41 usuelles, le coffret ajoute 27 pièces symphoniques et versions alternatives aux Symphonies n° 31, n° 35 et n° 40 ! Au tournant des années 1980, ce projet était d’une ampleur sans commune mesure, d’autant que les Majors d’alors comme DGG, persistaient dans les projets grassouillets, comme l’intégrale du vénérable Karl Böhm au pupitre de ses Wiener Philharmoniker. Si depuis d’autres relectures baroques ou classiques (on pense au regretté avec ses chambristes écossais chez Telarc) ont fait mieux, ce coffret, importé du marché italien, reste une excellente manière de découvrir l’art du chef : respect musicologique et inventivité presque opératique dans la gestion du discours.

decca mozart hogwoodComme tout britannique, Christopher Hogwood était à son affaire dans Haydn. Malheureusement, il n’a pu mener à bien son intégrale des Symphonies de Haydn ! Il manquera pour toujours les symphonies dites « parisiennes » et une belle partie des « londoniennes ». Au fil des écoutes, Hogwood apparaît d’un généreux classicisme par rapport aux relectures radicales d’un René Jacobs (Harmonia Mundi) ou d’un Thomas Fey, intégraliste en cours (Hänssler), mais la saine pulsation, le sens du rythme et la qualité instrumentale font de cet ensemble une référence dans l’interprétation des Symphonies de Haydn.

Changement de registre avec des coffrets plus hétéroclites dédiés à Bach et Vivaldi, où l’on croise tant des pièces orchestrales que vocales, ou même des enregistrements au clavecin et chambristes du musicien. Le coffret Bach s’avère très large, car il comporte 6 disques dédiés à ses fils Carl Philip Emanuel, Johann Christian et Wilhelm Friedemann. Ce sera une belle redécouverte par sa précision agogique et sa musicalité, le coffret incluant même un album de Cantates avec en principale soliste. Malheureusement, le présent coffret ne reproduit pas la couverture d’origine du disque, si britannique dans son kitsch…  Du côté de Vivaldi, l’orchestre est moins à son affaire, en dépit de la grande qualité des solistes invités, on pense à au violoncelle.

Avec ces quatre coffrets, on tient donc une part essentielle de l’art du chef, alors que Decca nous annonce la parution d’un coffret 100 % musique anglaise (Purcell, Arne, Boyce et Byrd), qui devrait s’avérer encore plus indispensable.

Mots-clefs de cet article
Reproduire cet article : Vous avez aimé cet article ? N’hésitez pas à le faire savoir sur votre site, votre blog, etc. ! Le site de ResMusica est protégé par la propriété intellectuelle, mais vous pouvez reproduire de courtes citations de cet article, à condition de faire un lien vers cette page. Pour toute demande de reproduction du texte, écrivez-nous en citant la source que vous voulez reproduire ainsi que le site sur lequel il sera éventuellement autorisé à être reproduit.