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L’Aura Rilucente et Haym : un disque pour deux premières

À emporter, CD, Musique d'ensemble

Nicola Francesco Haym (1678-1729) : sonates en trio op. 1 n° 1, 3 et 4 ; Georg Friedrich Haendel (1685-1759) : sonates en trio op. 2 n° 5 et 7 HWV 390 et 392 ; airs extraits d’Admeto HWV 22, de Tolomeo, re d’Egitto HWV 25, et d’Ottone, re di Germania HWV 15 ; ballet extrait d’Amadigi di Gaula HWV 11. L’Aura Rilucente : Heriberto Delgado Gutiérrez, violon ; Sara Bagnati, violon ; Silvia Serrano Monesterolo, violoncelle ; Maximilian Ehrhardt, harpe ; Jorge López-Escribano, orgue et clavecin. 1 CD Ambronay éditions. Enregistré à la chapelle de Jujurieux en novembre 2014. Durée : 55’19’’.

 

aura_rilucente_haymLe jeune ensemble l’Aura Rilucente inaugure sa discographie en faisant découvrir un compositeur presque jamais enregistré jusqu’à aujourd’hui. Celui-ci, italien établi à Londres, est surtout connu pour avoir été un des librettistes de Haendel.

Les sonates en trio de ne sont pas inédites (publiées à Amsterdam en 1703-1704, elles sont parues en fac-similé en 2002 chez A-R Éditions), mais elles n’avaient jamais été enregistrées. Si, contrairement à Haendel, dont deux sonates en trio plus tardives sont mises en regard, on ne perçoit pas chez lui un style marqué et reconnaissable, on retrouve le même croisement d’influences européennes diverses ainsi qu’un caractère éminemment vocal. Variées, vivantes, courtes et de très bonne facture, ces pièces raviront l’amateur de musique baroque. Les duos des opéras de Haendel dont Haym est librettiste, intercalés dans les sonates, sont plutôt anecdotiques. Mais, avec leurs violons remplaçant les chanteurs, ils ont le mérite de souligner l’aspect vocal de la musique instrumentale des deux auteurs.

L’ensemble l’Aura Rilucente offre un son d’une fort belle qualité et capté de manière satisfaisante. La basse continue, judicieusement agrémentée d’une harpe, ne manque pas de profondeur et de variété (alternance clavecin-orgue notamment). Globalement, le jeu est fin et juste, sans extravagance. Le choix de confier les voix de dessus à deux violons, pas si courant que cela, est intéressant ; on pourrait cependant les imaginer volontiers avec un jeu moins homogène.

En somme, un premier enregistrement prometteur.

Crédits photographiques : © Benoît Pelletier-Diabolus

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