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Lulu en version banjo et accordéon

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Alban Berg (1885-1935) : Lulu (version sans le Prologue ni la scène I de l’acte III, acte III complété par David Robert Coleman). Mise en scène : Andrea Beth ; Décors : Erich Wonder ; Costumes : Moidele Bickel ; Lumières : Olaf Freese ; vidéo : Philip Haupt. Avec : Mojca Erdmann, Lulu ; Michael Volle, Dr Schön/Jack l’éventreur ; Thomas Piffka, Alwa ; Deborah Polaski, Comtesse Geschwitz; Jürgen Linn, Schigoch; Thomas Johannes Mayer, Athlète; Wolfgang Ablinger-Sperrhacke, Prince/Valet/Marquis ; Anna Lapkovskaja, Lycéen/Habilleuse/Groom ; Johann Werner Prein, Directeur de théâtre/Banquier; Wolfgang Hübsch, Professeur de médecine, professeur; Stephan Rügamer, Peintre/Nègre. Staatskapelle Berlin, direction : Daniel Barenboim. Réalisation : Michael Beyer. 1 DVD Deutsche Grammophon. Référence : 00440 073 4934. Enregistré au Staatsoper im Schiller avril 2012. . Format audio : PCM Stereo et DTS 5.1. Format image : 16 : 9 NTSC. Durée : 156 min.

 

lulu_erdmannDG et sont impeccables, mais le recours à une version tronquée et avec une orchestration contestable de l’Acte III relègue cette Lulu berlinoise au rang des curiosités.

Réduire cette production berlinoise de Lulu à l’orchestration de l’Acte III de Lulu par  à coups de banjo, d’harmonium et d’accordéon (en lieu et place de l’habituel et irréprochable travail de Friedrich Cerha) est peut-être excessif, mais comme l’éditeur Deutsche Grammophon est extrêmement discret sur ce choix contestable, et qu’au passage ont également été supprimés le prologue et la scène parisienne de l’Acte III, autant annoncer tout de suite les défauts qui risquent fort de décevoir les admirateurs de l’opéra d’.

Cet enregistrement réalisé en 2012 permet toutefois d’affiner favorablement la perception que nous avions eu lors de la reprise de cette production à Berlin en mars 2015. Nous rejoignons notre confrère Dominique Adrian sur le fait que l’instrumentation est de « pure pacotille » , que la suppression du prologue et de la scène de Paris ne se justifie pas, et que la direction d’acteurs qui impose constamment des attitudes fixes rigides est un parti pris formel dont on peine à comprendre le sens. En revanche, et c’est la bonne nouvelle, fait tout à fait jeu égal avec , elle sans quitter le registre de la (très) jolie blonde (faussement?) innocente et à la voix aussi pure qu’infatigable, lui en pleine possession de ses moyens vocaux dans un rôle qu’il pratique de longue date.

Après Barbara Hannigan sublime dans la mise une scène excessivement glauque de Krzysztof Warlikowski (1 DVD Bel Air Classiques), Patricia Petibon sous les feux d’Olivier Py (1 DVD Deutsche Grammophon) et maintenant Mojca Erdmann trahie par la mise en scène et l’orchestration, les versions inventives mais frustrantes par leurs excès se suivent. Pour ceux qui cherchent à se restreindre à une seule version, Agneta Eichenholz à Covent Garden vue par Christof Loy (DVD Opus Arte, Clef d’Or Resmusica 2010) reste toujours le meilleur choix.

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