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Matthias Pintscher et Renaud Capuçon au Philharmonique de Berlin

Concerts, La Scène, Musique symphonique

Berlin-Philharmonie-13-IX-2014. Gabriel Fauré (1845-1924) : Pelléas et Mélisande, Op.80 ; Matthias Pintscher (né en 1971) : Mar’eh ; Arnold Schoenberg (1874-1851) : Kammersymphonie n°2, Op. 38 ; Claude Debussy (1862-1918) : La Mer. Renaud Capuçon, violon ; Berliner Philharmoniker, direction : Matthias Pintscher

Matthias-Pintscher 2015Le chef d’orchestre et compositeur allemand était à l’honneur comme chef et comme compositeur pour ses débuts à la tête du Philharmonique de Berlin  avec le violoniste en invité marque.   

Chef de l’Ensemble Intercontemporain de Paris et compositeur recherché par les plus grands artistes et orchestres, faisait ses débuts au pupitre de l’ dans le cadre du festival Musikfest Berlin.

Son programme mettait  en avant sa francophilie avec la suite de Pélleas et Mélisande de  et surtout La Mer de . Dans Fauré, on loue la finesse des équilibres et de la narration alors que La Mer, on admire le foisonnement des couleurs et l’élan dynamique.

Hommage à la modernité germanique et à son arbre généalogique musical, la Symphonie de chambre n°2 d’ trouvait en Matthias Pintscher un chef attentif à la fluidité des thèmes et la clarté des pupitres.

On connait la passion de pour la musique de notre temps ! Alors qu’il a créé dernièrement des partitions concertantes de Bruno Mantovani et Pascal Dusapin, il affrontait Mar’eh de Matthias Pintscher, créé en 2011, et qui faisait ici son entrée dans la programmation de l’orchestre berlinois.  Cette partition fascine dès ses premières notes par le superbe travail sur les timbres et le dialogue entre le soliste et l’orchestre. Fuyant les démonstrations de virtuosité et le barnum des décibels, Matthias Pintscher tisse un univers sonore savant et subtil d’où pointent parfois quelques influences d’un Debussy ou d’un Ligeti mais l’ensemble s’avère d’une grande force sensorielle  avec quelques gouttes un tantinet bruitistes, mais toujours évocatrices et poétiques. Ce voyage musical d’une belle vingtaine de minute est servi par un Renaud Capuçon, comme toujours exceptionnel d’engagement et d’intensité dans cette partition que l’on devine être un tour de force de maîtrise et de concentration.

On notera que le Philharmonique de Berlin, fidèle à sa réputation d’excellence, prenait des couleurs françaises avec la présence de David Guerrier à la tête du pupitre des trompettes, il venait renforcer le collectif français, de plus en plus nombreux, de la phalange allemande.

Crédits photographiques : Aymeric Warmé-Janville

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