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Mariana Flores, héroïne chez Cavalli

À emporter, CD, Opéra

Francesco Cavalli (1602-1676) : extraits tirés de Le nozze di Teti e di Peleo, Gli amori di Apollo e Dafne, Didone, La virtu dei strali d’Amore, Egisto, L’Ormindo, La Doriclea, Giasone, Orimonte, Oristeo, La Rosinda, La Calisto, L’Eritrea, La Veremonda, L’Orione, Il Ciro, Xerse, Erismena, La Statira, Artemisia, Hipermestra, Elena, Ercole Amante, Scipione affricano, Mutio Scevola, Pompeo Magno, Eliogabalo. Mariana Flores, soprano ; Anna Reinhold, mezzo-soprano ; Cappella Mediterranea, Clematis, direction : Leonardo García Alarcón. 2 CDs Ricercar. Enregistré en mai et juin 2014. Livret trilingue (français, anglais, italien). Durée : 109’55.

 

cavalliPremier récital de la soprano avec Heroines of the Venetian Baroque, une parution consacrée à .

Un parcours à travers une sélection d’airs et duos tirés des vingt-sept opéras qui sont parvenus jusqu’à nous, présentés dans un ordre chronologique, avec également la mezzo-soprano , par ailleurs sous-dimensionnée de notre point de vue dans la célèbre Invocation de Médée, extraite de Giasone.

L’engouement relativement récent et qui va croissant pour Cavalli doit notamment aux efforts du Venetian Centre for Baroque Music, coproducteur du disque qui nous intéresse ici. Son fondateur et directeur Olivier Lexa, auteur d’une monographie sur Cavalli signe d’ailleurs un des textes figurant dans le livre accompagnant ce double disque, à côté de ceux de Jérôme Lejeune, Ellen Rosand, Jean-François Lattarico et .

Sous la forme de recitar cantando, d’aria, de lamento, d’esprit le plus souvent dramatique, tous les affects sont convoqués à travers ces héroïnes de la mythologie tour à tour amoureuses, trompées, désespérées, manipulatrices ou vengeresses. Un récital des plus maîtrisés, tout en subtilité, délicatesse, érotisme même, mais n’excluant pas les envolées lyriques ou les scènes festives, qui suscite l’intérêt de bout en bout, d’autant plus que figurent sur ces disques de nombreux inédits.

Outre les qualités vocales et expressives de , souvent en dialogue avec , l’invention et le soin porté à la réalisation de la basse continue, des instrumentistes en formation réduite dirigés par , méritent également un coup de chapeau.

Un récital pointu, qui s’apprécie par petites touches, en voyageant à travers les ouvrages, les époques de composition (1639-1667) et les expressions du sentiment amoureux, parfait cadeau de fin d’année pour tout amateur d’opéra baroque. Et une énième illustration de l’affinité éclatante qui unit ces interprètes à ce répertoire du Seicento italien.

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