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Jazz sous la lune

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Jazz Sous La Lune, Berceuses et standards jazz. Sélection : Misja Fitzgerald Michel. Illustrations : Ilya Green. Traductions : Valérie Rouzeau. Commentaires : Françoise Ténier. 1 livre et 1 CD Didier jeunesse.

 

81jDDhQNqsLDu Jazz à savourer en chantant, en s’endormant et en rêvant.

Ayant demandé à Joséphine, 9 ans, ce qu’elle pense du livre-disque Jazz sous la lune, elle m’écrit ceci : « Je trouve à peu près dans toutes les chansons des couleurs vives comme du rouge, orange, rose, beige, gris, fuchsia. La musique, quand on claque des doigts, on peut trouver le rythme. En fête, il y a plein de sortes de rythmes. Et aussi, quand elles chantent et qu’elles s’arrêtent, on entend à travers les musiciens. Dans toutes les chansons, au début, il y a toujours les musiciens qui jouent d’abord, sauf la piste 8. Et puis je trouve que ce jazz est merveilleux ».

Capucine, 7 ans, quant à elle, ajoute : « le livre est beau et la musique est douce, profonde et gracieuse ».

Que demander de plus à « Papa Noël » (« Santa baby » donc, « piste 8 ») ? Pas grand-chose. Car le jazz doux de Jazz sous la lune, interprété par des voix de maîtres, se suffit à lui-même comme cadeau pour enfants mélomanes ou pas. Le livre aux illustrations plus que gracieuses sur fonds bien tranchés, aux belles couleurs vives, est joyeux à lire et admirer. Ses chansons jazzy, bien traduites de l’anglais, et berçantes, choisies judicieusement par Misja Fitzgerald Michel, pour ces périodes de fêtes, sont des tubes délicieux interprétés par l’immense sur « Come rain or come shine », Ray Charles pour « The snow is falling », ou encore pour le beau « Gone with the wind » par Julie London. Et d’autres délicieux.

Mention spéciale pour l’incomparable et douce voix de l’actrice Audrey Hepburn sur la mélancolique « Moon river » de , plus connu pour son générique de la Panthère rose que pour son illustration musicale du Breakfast at Tiffany’s (Diamants sur canapé, titre français du film) du même Blake Edwards. Le film met en scène une jeune femme rêveuse et mélancolique qui joue les frimeuses et chante, pour se retrouver, sur le rebord de sa fenêtre, guitare en main, « Moon river », rivière de lune, qui clôt sereinement l’album.

De Décembre, « December » par Kay Starr, à « Que fais-tu pour le Nouvel An ? », par la profondeur inégalée de la voix de Ella Fitzgerald, « la Grande Dame du jazz », « What are you doing New Year’s Eve ?» de Franck Loesser, en plein monde merveilleux de l’hiver, « Winter Wonderland » par Louis Amstrong, quand tombe la neige (voir plus haut !), « je me crois au printemps » avec (« It might as well be spring » de –musique- et –paroles-). « Saule, pleure pour moi, pleure » chante encore « Lady Day », : « Willow weep for me » d’.

Un régal pour les yeux et les oreilles, une invitation au cocooning d’hiver et à la fête après laquelle le petit enfant s’endort des paillettes plein les yeux, au son d’une berceuse jazzy au coin du feu. À écouter sans modération. Allez écouter la fameuse piste 8 pour danser sur « Santa Baby » par qui avait un physique de pin-up et a emporté les foules avec elle.

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