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À la découverte de Marie Jaëll

À emporter, CD, Essais et documents, Livre

Marie Jaëll (1846-1925). Musique symphonique, musique pour piano. La Légende des Ours ; Concerto pour violoncelle ; Les Beaux Jours ; Concertos pour piano n°1 et 2 ; Douze Valses et Finale ; Ce qu’on entend (extraits) ; Les jours pluvieux. David Bismuth, Lidija et Sanja Bizjak, Dana Ciocarlie, Romain Descharmes, Nicolas Stavy, David Violi, piano ; Chantal Santon-Jeffery, soprano ; Xavier Phillips, violoncelle. Brussels Philharmonic, direction : Hervé Niquet. Orchestre national de Lille, direction : Joseph Swensen. Un livre bilingue français-anglais et 3 CD, collection « Portraits », vol. III, Palazzetto Bru Zane. Durée : 2 h 52 min

 

marie jaell palazzeto bru zaneDans une belle collection de livres-disques consacrée aux compositeurs français oubliés, la Fondation propose une riche monographie de la pianiste, compositrice et pédagogue .

, née Marie Trautmann en Alsace en 1846, fut à la fois une pianiste virtuose, une compositrice et une pédagogue. Épouse du pianiste et compositeur autrichien Alfred Jaëll, elle doit à la rencontre de Liszt et à un de ses récitals, en 1868, l’essor de sa vocation musicale. Ce livre et ces trois disques permettent de dresser un portrait de cette femme à la personnalité singulière et affirmée, dans les trois grands domaines de son activité musicale. Car si sa méthode d’apprentissage de la musique est encore enseignée dans certains pays, on commence à peine à s’intéresser à sa musique. On trouvera ici les premiers enregistrements mondiaux de plusieurs de ses compositions, notamment son Concerto pour violoncelle et ses concertos pour piano n°1 et n° 2, tous deux de belle facture et très bien servis par et .

Etudes et enregistrements inédits
De brèves études d’Alban Ramaut, de Sébastien Troester, Marie-Laure Ingelaere ou Florence Launay s’appliquent à corriger certains clichés concernant la musicienne (virtuose impulsive, compositrice ombrageuse, etc.), à dégager les grandes étapes de sa vie et à la placer dans son temps tout en montrant l’originalité de son approche, tant dans ses compositions que dans sa méthode d’apprentissage de la musique. Des extraits de son abondante correspondance viennent étayer ces propos et l’on découvre les très nombreuses amitiés qu’elle entretenait avec des personnalités comme , , le philosophe Edouard Schuré et bien sûr . On apprécie de pouvoir lire de courts extraits de deux de ses principaux ouvrages pédagogiques mais on regrette toutefois que le livre ne comporte pas de discographie ni de bibliographie complètes. Les trois disques proposent un parcours riche et varié dans l’œuvre, avec l’amusant cycle de mélodies La légende des ours, de nombreuses pièces de piano, dont certaines semblent déjà annoncer des musiciens plus tardifs et la musique symphonique. Les versions ici proposées sont toutes de qualité et font preuve d’un bel engagement des orchestres, chefs et solistes au service d’une musique que l’on a grand plaisir à découvrir grâce au – Centre de musique romantique française, fondation visant à diffuser la musique romantique française.

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