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Musique française et orgue sous la baguette de Fabien Gabel

Festivals, La Scène, Musique symphonique

Paris. Maison de Radio France. Grand Auditorium. Festival de musique française. 10-III-2016. Ernest Chausson (1855-1899) : Soir de fête, poème symphonique op. 32. Francis Poulenc (1899-1963) : concerto pour orgue, orchestre à cordes et timbales en sol mineur ; Les Animaux modèles. Claude Debussy (1862-1918) : Printemps, suite symphonique. Olivier Latry, orgue. Orchestre National de France, direction : Fabien Gabel.

Gabel FabienAu cœur de cet avant-dernier concert d’harmonisation du tout nouvel orgue de Radio-France, avant l’inauguration officielle début mai, le très beau concerto pour orgue et orchestre de .

Deux salles parisiennes viennent, coup sur coup, de se doter d’orgues de concert, ce qui porte à trois le nombre de ces instruments en France : Radio France, Philharmonie de Paris et Auditorium de Lyon. Sans doute l’occasion de réhabiliter la musique pour orgue et orchestre qui compte près de cinq cents pièces dont des dizaines de concertos.

C’est une des œuvres emblématiques de ce répertoire qui était donnée dans le cadre du Festival de musique française à Radio-France, avec l’ sous la direction de Fabien Gabel : le Concerto pour orgue, orchestre à cordes et timbales en sol mineur de , créé en 1939 par Maurice Duruflé. La console mobile, toute de bois clair, était placée un peu en avant de l’orchestre, légèrement de biais et a permis au public d’admirer le jeu de mains et de pieds du grand organiste , un des quatre co-titulaires de l’orgue de Notre-Dame de Paris. Il a donné de l’œuvre une interprétation ample et généreuse, dans un beau dialogue avec l’ONF, en formation cordes et timbales uniquement. On fera une ou deux réserves mineures : un ou deux pianissimi de l’orgue à peine audibles, le son étant vraiment trop étouffé derrière les volets refermés de l’instrument, et, dans la direction de , par brefs instants un côté un peu fade, surtout en ce qui concerne le jeu des cordes.

L’ONF s’est retrouvé au complet pour les autres œuvres du programme, un beau poème symphonique de Chausson, Soir de fête, le dernier qu’il a composé peu de temps avant sa mort accidentelle à l’âge de 44 ans et qui mêle les impressions d’une foule joyeuse et celles d’une nuit calme, oscillant entre gaieté tonique et brillante et grands plans mélancoliques. Printemps, une œuvre de jeunesse de Debussy, achevée à Rome à la villa Médicis en 1887 et dont l’orchestration perdue a été restituée par Henri Büsser n’a pas totalement retenu l’attention. En revanche Les Animaux Modèles, ballet de Francis Poulenc inspiré par des Fables de la Fontaine, a permis à l’orchestre de briller de tous ses feux, avec célesta, piano, tuba, contrebasson et une section de percussions très étoffée. Belles retrouvailles donc de avec l’ONF qu’il connaît bien puisqu’il fut assistant de Kurt Masur de 2002 à 2005.

Crédits photographiques : Fabien Gabel © Gaétan Bernard

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