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Mendelssohn par Domenico Severin sur l’orgue alsacien de Thann

À emporter, CD

Felix Mendelssohn Bartholdy (1809-1847) : Intégrale des six sonates pour orgue op. 65. Domenico Severin, orgue Martin Rinckenbach (1888) Michel Gaillard (2001) de la collégiale Saint-Thiébaut de Thann. 1 CD Appassionato. Enregistré en avril 2015. Livret en français. Durée totale : 73′ 51.

 

mendelssohn_severin_appassionatoLes six sonates pour orgue op. 65 de Félix Mendelssohn demeurent le noyau dur que le compositeur dédia à cet instrument. en propose une version engagée et respectueuse des indications du compositeur en matière d’interprétation.

La discographie des œuvres pour orgue de Mendelssohn est riche de versions tous azimuts montrant tour à tour le côté classique hérité de Bach et des orgues Silbermann que connut le compositeur en Allemagne, et l’aspect romantique du discours proposé souvent sur des orgues plus tardifs et d’essence symphonique. Ces approches, toutes fondées, apportent des éclairages complémentaires passionnants.

L’esprit de ces sonates trouve leur inspiration dans la musique anglaise que l’auteur connaissait bien puisqu’il fit plusieurs voyages dans ce pays où il jouissait d’une grande popularité. Il les dédie à son ami organiste Thomas Attwood et les élabore suivant la structure du Voluntary anglais, c’est à dire un premier mouvement lent suivi d’un autre mouvement rapide complété souvent par d’autres mouvements plus secondaires. Bien sûr, à sa bonne habitude, Mendelssohn ne se prive pas d’y introduire tel ou tel thème de choral luthérien qu’il varie à loisir : les variations de la Sonate n° 6 sur le « Notre Père » en sont un exemple éblouissant.

a choisi un orgue romantique alsacien construit par Martin Rinckenbach en 1899 et magnifiquement restauré en 2001 par . La palette sonore résolument romantique tout en conservant certains accents classiques convient parfaitement au compromis nécessaire à cette musique. Mendelssohn attachait beaucoup d’importance à la réalisation soigneuse d’une édition correcte, indiquant précisément les différentes masses sonores du pianissimo au fortissimo. La partition fut publiée avec des liaisons expressives correspondant à des indications d’accents et de phrasés précis que respecte au plus près, directives que lui facilitent les couleurs et ensembles orchestraux d’un instrument complètement à l’aise dans ce répertoire.

La présente version compte parmi les plus inspirées et convaincantes réalisées à ce jour pour permettre d’apprécier un corpus figurant au sein des plus grandes œuvres jamais écrites pour l’instrument roi.

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