tous les dossiers(1)

Vibrant hommage à Myung-Whun Chung au Théâtre antique d’Orange

À emporter, DVD, DVD Musique, Musique symphonique

Orange. Théâtre antique. 10-VII-2015. Hector Berlioz (1803-1869) : Le Carnaval romain, op. 9, Ouverture ; Francis Poulenc (1899-1963) : Concerto pour deux pianos et orchestre, en ré mineur ; Sergei Rachmaninov (1873-1943) : Romance à six mains en la majeur ; Camille Saint-Saëns (1835-1921) : Symphonie n° 3 en ut mineur avec orgue, op. 78 ; Georges Bizet (1838-1875) : Carmen, Ouverture. Martha Argerich, piano ; Nicholas Angelich, piano ; Christophe Henry, orgue ; Orchestre philharmonique de Radio France, dir. Myung-Whun Chung. 1 DCD Bel Air BAC 132. Durée : 116’

 

chung_orange_2015Après quinze saisons de bons et loyaux services à la tête du « Philhar », l’Orchestre philharmonique de Radio France, le chef coréen Myung-Whun Chung s’apprête en 2015 à partir vers de nouveaux horizons. Pour fêter l’événement eut lieu un concert-hommage au Théâtre antique d’Orange le 10 juillet dernier.

Grâce à un temps estival clément, à un public conquis d’avance, à un environnement merveilleux, la soirée pouvait se dérouler sous les meilleurs auspices. Le maître Chung à la tête de sa phalange, concentré et efficace, s’est entouré d’invités prestigieux. Les parties de pianos du singulier Concerto en ré mineur pour 2 pianos et orchestre revenaient à Martha  Argerich et , tous deux totalement immergés dans l’œuvre, opérant sans rechercher de domination et avec une belle cohésion avec le chef d’orchestre. Christophe Henry a donné avec son orgue, la Symphonie n° 3 en ut mineur de Camille Saint-Saëns, une exécution mémorable. Chung, inspiré, les yeux fermés le plus souvent, a porté cette symphonie autant qu’elle semble l’avoir transporté. Pour ceux qui pourraient en avoir douté, il fut alors évident que cette œuvre  était bien davantage : un authentique chef-d’œuvre.

Puis vint un autre moment de communion lorsque entourée du chef et de ont interprété à six mains la Romance en la mineur de Sergei Rachmaninov. Les applaudissements, comme après chacune des pièces inscrites au programme, traduisaient l’adhésion et la satisfaction du public.  La soirée qui avait débuté par un Carnaval romain survolté s’acheva avec l’ouverture de Carmen de Bizet dans un climat plus qu’amical et festif, un au-revoir affectueux et dépourvu de pathos mais pas d’émotions. Une soirée inoubliable à voir et revoir avec sans doute une authenticité communicative inépuisable.

Banniere-clefsResMu728-90

Mots-clefs de cet article
Reproduire cet article : Vous avez aimé cet article ? N’hésitez pas à le faire savoir sur votre site, votre blog, etc. ! Le site de ResMusica est protégé par la propriété intellectuelle, mais vous pouvez reproduire de courtes citations de cet article, à condition de faire un lien vers cette page. Pour toute demande de reproduction du texte, écrivez-nous en citant la source que vous voulez reproduire ainsi que le site sur lequel il sera éventuellement autorisé à être reproduit.