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Olivier Penard : en quête d’unité

À emporter, CD, Musique de chambre et récital

Olivier Penard (né en1974) : Chroniques pour piano Op. 30 : Stupeur, Désordre, Un regard, Eclats, Paralysie, Un sourire, Romance ; Polyptyque dit « du diamant » pour quatuor à cordes Op. 28 ; Noces de lumière, Intermède, Fruit des étoiles, Charade (sur un thème d’Henri Dutilleux) pour violoncelle et accordéon Op. 29 ; Artefact pour clarinette, violon, violoncelle et piano Op. 11. Dana Ciocarlie, piano ; Philippe Bourlois, accordéon ; Jean-Marc Fessard, clarinette ; Jonas Vitaud, piano ; Quatuor Debussy : Christophe Collette, violon, Marc Vieillefon, violon, Vincent Deprecq, alto, Fabrice Bihan, violoncelle. 1 CD DUX – 1112. Enregistré à l’École de musique de Vélizy-Villacoublay en septembre 2014. Notice trilingue (français – anglais – polonais). Durée : 75’29.

 

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Le compositeur nous offre un cheminement esthétique varié au fil des œuvres de cet album « Chroniques » enregistré par le label Dux.

Sachant s’entourer d’excellents musiciens comme Philippe Bourlois, , , et les membres du , aussi convaincants les uns que les autres, parvient à s’appuyer sur ces interprètes afin de mener son projet.

Les sept Chroniques pour piano op. 30 portent des titres renvoyant à des passions amoureuses et elles évoquent des univers stylistiques aussi diversifiés que ceux de Debussy, du premier Schoenberg ou encore de Steve Reich. Le compositeur a choisi de placer ces sept pièces librement au sein de l’album, faisant d’elles un fil conducteur courant tout au long de l’enregistrement. Cependant cette fragmentation, même si chaque pièce est indépendante, finit par mettre à mal la cohérence de l’œuvre en elle-même. Et en fin d’album, après avoir entendu des pièces aussi différentes que Polyptyque dit « du diamant » pour quatuor à cordes ou Artefact pour clarinette, violon, violoncelle et piano, la dernière des sept chroniques intitulée Romance ne parvient pas à boucler la boucle. Ce serait alors davantage le titre de la deuxième de ces Chroniques Op. 30, Désordre, qui pourrait caractériser au mieux ce parti de disposition des œuvres dans l’enregistrement.

Oscillant entre des références aux langages de Dutilleux, Stravinsky, Debussy et des éléments de langage classique, le style d’Olivier Penard dans cet album a du mal à trouver sa singularité ; on la trouvera peut-être davantage dans un travail sur le timbre et sur l’espace à la manière de Debussy. Le compositeur semble se concentrer dans son écriture sur ces deux paramètres en s’intéressant à des combinaisons de timbres spécifiques dans des pièces à plusieurs instruments ou à un geste d’écriture qui met en valeur certaines caractéristiques du son, même pour le seul piano dans les Chroniques Op. 30.
Les diverses facettes de l’écriture d’Oliver Penard trouvent sans doute ainsi, dans le travail sur les timbres, une forme d’unité et de cohérence.

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