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Fantaisies françaises par la harpiste Valérie Milot

Festivals, La Scène, Musique de chambre et récital

Festival Classica. Saint-Lambert. St. Lambert United Church. 3-VI-2016. Camille Saint-Saëns (1835-1921) : Fantaisie pour harpe ; Théodore Dubois (1837-1924) : Terzettino pour flûte, alto et harpe ; Fantaisie pour harpe et orchestre (harpe et piano) ; Maurice Ravel (1875-1937) : Introduction et allegro (harpe et piano) ; Claude Debussy (1862-1918) : Sonate pour flûte, alto et harpe. Valérie Milot, harpe ; Marina Thibeault, alto ; Jocelyne Roy, flûte ; Marie-Ève Scarfone, piano.

Valerie Milot 1Au festival Classica, dans un programme de musique française, la harpiste canadienne semble enchanter les cordes de l’instrument du bout de ses doigts.

La harpe a joué un rôle essentiel dans l’univers musical depuis la  nuit des temps. Instrument mythique s’il en est un, c’est à l’époque romantique que des compositeurs français, notamment Adrien Boieldieu avec son Concerto pour harpe en ut majeur et plus encore dans son Étude de concert, ont su donner ses lettres de noblesse à « cette grande dame de la musique française ». contribue à replacer son instrument au cœur même de l’espace musical.

C’est en 1905 que composa l’Introduction et Allegro pour harpe et piano – à l’origine avec accompagnement d’un quatuor à cordes, flûte et clarinette. Comme la plupart des œuvres de Ravel, cette pièce exige une technique exemplaire dans le jeu des sons étouffés, gamme en tierce ou sixte glissée. Rigueur et grande virtuositése retrouvent dans les deux Dubois, Terzettino pour flûte, alto et harpe et Fantaisie pour harpe et orchestre (harpe et piano).

La Sonate pour flûte, alto et harpe de est d’une autre encre. C’est une des dernières œuvres de l’auteur de Pelléas. Que de sensualité dans le premier mouvement, de l’élément liquide omniprésent, ce sont les longs cheveux de Mélisande qui « descendent jusqu’au seuil de la tour ». La Sonate trouve son aboutissement sonore dans une atmosphère aux riches harmoniques tressés par les doigts de fée de Valérie Milot.

Toutes les pièces ont été magistralement  interprétées, en symbiose dirons-nous, par un quatuor féminin composé de au piano, Marina Thibeault à l’alto et Jocelyne Roy à la flûte, toutes douées d’une exceptionnelle musicalité et d’une fine technique.

Crédit photographique (c) Alaux Damien

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