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Retour sur la vie et la musique du violoniste virtuose Henri Marteau

À emporter, CD, Musique de chambre et récital

Henri Marteau (1874-1934) : Berceuse pour violon et piano op. 1 ; Andantino pour violon et piano op. 2 n° 3 ; Chaconne pour alto et piano op. 8 ; Huit Lieder pour une chanteuse et quatuor à cordes op. 10 ; Partita pour flûte et alto op. 42 n° 1. Max Reger (1873-1916) : Deux Pièces pour violoncelle et piano op 79e ; Aria de la Suite en la mineur pour violon et piano op. 103a. Hariolf Schlichtig, alto ; Yumi Sekiya, Piano ; Gitti Pirner, piano ; Reiner Ginzel, violoncelle ; Andrea Lieberknecht, flûte ; Hans Kalafusz, violon I ; Julie Kaufmann, soprano ; Yi Li, violon II ; Jürgen Weber, alto. 1 CD Solo Musica. Enregistrement réalisé à Munich en 2007-2008. Notice bilingue : anglais et allemand. Durée : 59’55.

 

henri_marteauLa vie d’ fut digne d’un roman rocambolesque.

Violoniste virtuose né d’un père français et d’une mère allemande, ancienne élève de Clara Schumann, il fut le sujet de tracasseries à répétition que l’auteur de l’excellent texte de présentation de cette livraison, Joachim Draheim, détaille généreusement et passionnément. Il donne d’importantes informations sur ses tournées (Europe dont Pays scandinaves, Russie, Amérique), ses rencontres, les centres où il enseigna (Genève, Berlin où il succéda à Joseph Joachim, Leipzig, Dresde, Prague) et ses compositions. On peut ajouter qu’ côtoya un temps le Danois en 1896 et interpréta sa Sonate pour violon et piano n° 1 dont il reçut la dédicace. Plus largement, le violoniste français défendit un vaste répertoire. Une vie de succès domina son riche parcours jusqu’en 1914, puis survinrent moult difficultés à s’imposer après ses mésaventures liées à ses origines dans un climat patriotique intolérant. Mais, globalement, son parcours fut exceptionnellement riche.

Sa musique ne domine pas vraiment le répertoire incluant le violon, se cantonnant à une écriture irréprochable à laquelle manquait trop souvent  la marque du génie comme le confirme le programme de cet enregistrement. Un peu à part et moins conventionnel, son opus 10 Huit Lieder pour une chanteuse et quatuor à cordes (1905) où domine nettement « An Agnes » sur un texte de  Nikolaus Lenau, ici magnifiquement chanté par Julie Kaufmann. , grand ami d’Henri Marteau qui composa à son intention, est représenté par Deux Pièces pour violoncelle et piano composées en 1901. Les instrumentistes célèbrent ces partitions peu fréquentées avec brio et leur lecture précieuse nous aide à compléter une page intéressante de l’histoire de la musique du continent européen.

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