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Bel hommage à Grieg par Ott et Salonen

À emporter, CD, Musique symphonique

Edvard Grieg (1843-1907) : Concerto pour piano et orchestre en la mineur, op. 16 ; Pièces lyriques (sélection) ; arrangements de la Suite Peer Gynt. Alice Sara Ott, piano. Symphonieorchester des Bayerischen Rundfunks. Esa-Pekka Salonen, direction. 1 CD Deutsche Grammophon 0289 4794631 1. Enregistré à Munich en janvier 2015 (Concerto) et à Berlin en avril 2016 (Pièces lyriques). Notice : xxx. Durée 66’10.

 

wonderlandLe 3 avril 1869 face à un public impatient le pianiste norvégien Edmund Neupert créa un des plus merveilleux et fameux concertos pour piano de tout le répertoire.

L’auteur, , n’assista pas au triomphe remporté par sa musique à Copenhague mais le destin allait bénir ce chef-d’œuvre et diffuser dans toutes les salles de concert du monde entier. La réputation internationale de Grieg allait hautement bénéficier de cette réussite. Qu’il ait été inspiré par le Concerto pour piano de écrit dans la même tonalité de la mineur ne minimise en rien la valeur intrinsèque de sa partition. Il avait entendu en 1858 interpréter l’œuvre de son mari à Leipzig et n’avait pas masqué son profond intérêt.

Le Concerto en la mineur de Grieg retint à son tour l’attention d’innombrables pianistes, orchestres et chefs qui savaient charmer leur public respectif avec cette musique chantant  à la fois sa Norvège natale par des traits spécifiques et proches de la tradition romantique germanique qui régnait sur une grande partie de l’Europe du XIXe siècle. L’apparition de l’enregistrement et sa démocratisation fut très favorable à l’œuvre et c’est par une myriade d’interprètes qu’elle fut régulièrement gravée. Depuis fort longtemps, qu’elles soient strictement romantiques ou tendant vers l’adoption d’exécutions dites modernisantes, le Concerto en la mineur bénéficie de gravures de grande qualité. Et, il faut bien l’admettre, y incorporer un regard iconoclaste défigurerait l’ouvrage conçu par Grieg. Alice Sara Ott en donne une version classique, respectueuse, peu larmoyante tandis que l’Orchestre symphonique de la Radio bavaroise, impeccable musicalement sous la baguette assurée de Esa-Pekka Salonen, l’écrase un peu trop par sa densité enveloppante. Une version recommandable à l’égal de tant d’autres, un bel hommage au plus célèbre des compositeurs norvégiens.

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