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L’exploit transcendental de Daniil Trifonov

À emporter, CD, Musique de chambre et récital

Franz Liszt (1811-1886) : Études d’exécution transcendante S 139 ; Deux Études de concert S 145 ; Trois Études de concert S 144 ; Grandes Études de Paganini S 141. Daniil Trifonov, piano. 2 CD Deutsche Grammophon 0289 479 55 290. Enregistré en septembre 2015 à la Siemensvilla, Berlin. Durée : 66’06 + 51’24

 

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trancendantalPour un exploit, c’en est un ! Le jeune prodige russe, (lire notre entretien), un pianiste qui « possède tout, et plus encore » pour reprendre les termes admiratifs de , s’empare et dompte une des œuvres les plus difficiles de toute la littérature pianistique.

Les Études d’exécution transcendante de connurent plusieurs étapes dans leur processus d’élaboration. La publication de douze Études en 1827 fut suivie d’une nouvelle mouture réputée comme étant pratiquement injouable en 1837, tandis que la version définitive, géniale, parue en 1851, plus « simple », plus abordable est affublée de plusieurs titres. Confiée à des doigts experts techniquement l’œuvre impressionne, mais si on y ajoute une vision, la virtuosité mène à la transcendance spirituelle et signe le chef-d’œuvre que l’on connaît et admire. , artiste né en 1991, déclenche partout où il se produit d’interminables ovations depuis sa percée concrétisée par son troisième prix lors du Concours Frédéric Chopin en 2010, puis en 2011 ses premiers prix au Concours Tchaïkovski de Moscou et au Concours Arthur Rubinstein de Tel Aviv. Chacune des douze études s’élève au niveau de l’indicible et flirte avec une inspiration intense, séduisante et inspirante. Sous les doigts de Trifonov, musicien lumineux, les Études d’exécution transcendante confondent par tant d’éblouissement et d’élévation. Est-il déplacé de positionner cette réalisation au sommet de la discographie ? A l’écoute, la réponse s’impose d’évidence. Non ! Un second CD, tout aussi remarquable, propose des Études de concert et les Grandes Études de Paganini. On y redécouvre des pièces bien connues et d’autres moins fréquentées mais enthousiasmantes. Sans nul doute, Daniil Trifonov devient, grâce à ce disque, l’un des plus précieux ambassadeurs de la musique de piano de et il pourrait bien ainsi contribuer à accroître encore son public.

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