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A Moscou Jurowki rend hommage à Svetlanov

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Tribute to Evgeny Svetlanov. Sergei Rachmaninov (1873-1943) : Les Cloches, poème pour solistes, chœur et orchestre op. 35 ; Belá Bartók (1881-1945) : Concerto pour piano n° 3 en mi majeur ; Sergei Prokofiev (1891-1953) : Deux Poèmes pour chœur de femmes et orchestre op. 7 ; Sept, ils sont sept, cantate pour ténor, chœur et orchestre op. 30. Tatian Pavlovskaya, soprano ; Vsavolod Grivnov, ténor ; Sergei Leiferkus, baryton ; Yefim Bronfman, piano. Orchestre symphonique académique d’État de Russie, direction : Vladimir Jurowski. 1 DVD Bel Air. Réalisation : Andy Sommer. Enregistré à la Grande salle du Conservatoire Tchaïkovski de Moscou en septembre 2013. Durée : 84′.

 

jurowski-svletanovL’immense chef soviétique Evgeni Svetlanov (1928-2002) méritait amplement ce bel hommage, pour le 85e anniversaire de sa naissance, lors d’un concert interprété par Vlamidir Jurowski et l’ et des artistes russes de talent, dans la Grande salle du Conservatoire Tchaïkovski de Moscou, le 6 septembre 2013.

Svetlanov a développé une carrière fabuleuse, se faisant le chantre du répertoire romantique russe, et sachant à l’occasion raboter les excès lyriques de certaines  partitions trop doucereuses à ses oreilles. Le maître d’œuvre de la soirée, , originaire lui aussi de Moscou, 40 ans, discipline et galvanise comme il convient ses troupes de l’Orchestre symphonique d’État de Russie. De même les solistes retenus font montre de leur savoir-faire tout à fait remarquable. On soulignera en particulier l’inoubliable prestation du baryton dans le dernier mouvement Lento lugubre des Cloches de Sergei Rachmaninov, qui dirigea lui-même la création à Saint-Pétersbourg à la fin de l’année 1913. L’exubérante musique des Cloches se trouve exacerbée par les interventions décidées et somptueuses du chœur russe au meilleur de ses capacités techniques et expressives.

Belá Bartók et son Concerto pour piano n° 3 en mi majeur bénéficient  de l’implication d’un orchestre précis et entraînant mais plus encore de la musicalité du virtuose qui se joue avec une facilité incroyable de toutes les difficultés de la partition que le Hongrois composa en 1945 et dont la mort empêcha d’écrire les dix-sept dernières mesures. Le Concerto fut révélé au public de Philadelphie en février 1946 par Gyorgy Sandor (piano) et Eugène Ormandy (direction), cinq mois après la disparition de son auteur. Enfin, Sergei Prokofiev avec ses opus 7 (Deux Poèmes pour chœur de femmes, 1909) et 30 (Sept, ils sont sept, cantate pour ténor, avec l’excellent , chœur et orchestre, 1918) fut l’occasion une nouvelle fois pour le fameux chœur d’afficher toute l’étendue de son art. Bel hommage dédié à la mémoire de Svetlanov parfaitement gouverné par Vladimir Jurowsky… ce qui fait partiellement oublier une prise de son déficitaire.

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