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La 42e rue s’exporte au Châtelet

Danse , La Scène, Spectacles divers

Paris. Théâtre du Châtelet. 18-XI-2016. 42nd Street. Musique : Harry Warren. Paroles : Al Dublin. Livret : Michael Stewart et Mark Bramble, d’après le roman de Bradford Ropes. Nouvelle production du théâtre du Châtelet. Stephen Mear: mise en scène et chorégraphie. Gareth Valentine : Direction musicale. Peter McKintosh : décor et costumes. Chris Davey: Lumières. Nikki Wollaston: collaboratrice artistique à la mise en scène. Jo Morris : collaboratrice artistique à la chorégraphie. Angle Burns : collaboratrice aux costumes. Avec : Alexander Hanson dans le rôle de Julian Marsh ; Ria Jones : Dorothy Brocks ; Monique Young : Peggy Sawyer ; Dan Burton : Billy Lawlor. Orchestre du Châtelet.

42nd-streetPour sa dernière production avant la fermeture temporaire du Châtelet et son départ de la direction du théâtre, propose une nouvelle production explosive et enlevée qui nous replonge dans l’âge d’or de Broadway. Un vrai feu d’artifice de couleurs, de musique et de danse !

Tiré du film mythique de Lloyd Bacon sorti en 1933, 42nd Street est un backstage musical qui fait écho aux difficultés des producteurs de spectacles à Broadway après la crise de 1929. Mais derrière cette toile de fond morose, ce sont les coulisses des répétitions d’un spectacle qui sont montrées et le parcours d’une jeune provincial qui deviendra une star au rythme d’incroyables numéros de claquettes.

La nouvelle mise en scène de , qui a aussi repris Singin’ in the Rain au Châtelet en 2015, est conforme à l’esprit du musical à l’américaine : strass, paillettes, costumes et décors rutilants, gratte-ciels en toile de fonds, artistes expressifs – au risque parfois de rester campés dans des postures stéréotypées -, brillantes partitions de claquettes et chansons qui trottent dans la tête. Tous les ingrédients sont réunis pour donner le sourire aux spectateurs !

Le rideau s’ouvre sur les « dancing feet » des quarante-six danseurs qui martèlent la scène du Châtelet avec leurs claquettes à un rythme effréné. L’histoire, en VO surtitrée, est celle de la comédie musicale-en-train-de-se-faire. Un producteur à succès mais ruiné par la crise de 1929, Julian Marsh, veut monter un nouveau spectacle Pretty Lady qui, il l’espère, le remettra à flot. Les auditions commencent. Peggy Sawyer, une jeune fille originaire d’Allentown qui rêve de succès à Broadway arrive en retard et se fait refouler. Mais elle tape dans l’œil du tenant du rôle principal, Billy Lawlor, un bellâtre aux cheveux gominés et sourire ravageur, grâce auquel elle parviendra à se faire engager en tant que remplaçante. Lors de la première du spectacle, elle renverse accidentellement Dorothy Brocks, insupportable star capricieuse sur le retour qui a obtenu le premier rôle car son amant finance la production du spectacle. Dorothy se casse la jambe et Peggy est renvoyée. Julian Marsh menace de tout laisser tomber. Les danseurs de la troupe, menacés de se retrouver au chômage, suggèrent à Julian de rattraper la jeune fille et de lui proposer de remplacer Dorothy Brock. Peggy, qui voyait déjà ses rêves de gloire à Broadway se briser, accepte de tenter de sauver le spectacle. Après d’intenses répétitions, Peggy finit par être capable d’assumer le rôle et le spectacle est un triomphe.

42nd-street-2Ce genre de mise en abyme est un classique des comédies musicales hollywoodiennes de l’époque. 42nd Street a fait l’objet de nombreuses reprises et a notamment marqué les débuts d’une jeune actrice devenue une star internationale : Catherine Zeta-Jones, qui a incarné le rôle de Peggy Sawyer en 1987. Que , l’actuelle interprète du rôle, connaisse ou non un parcours similaire, elle dispose indéniablement d’un grand talent. Les artistes de la troupe sont tous d’excellents danseurs, les chorégraphies, inspirées des chorégraphies originelles de , sont d’une rapidité et d‘un brio époustouflants et les ensembles d’une précision millimétrique.

Beau bouquet final pour la dernière production du théâtre avant sa fermeture pour travaux !

Crédits photographiques : © François Guillot

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