tous les dossiers(1)

Délicieux programme par Stéphanie-Marie Degand et Christie Julien

À emporter, CD, Musique de chambre et récital

So French. Camille Saint-Saëns (1835-1921) : Introduction et Rondo Capriccioso en la mineur, op. 28 ; César Franck (1822-1890) : Sonate pour violon et piano en la majeur FWV 8 ; Eugène Ysaÿe (1858-1931) : Caprice d’après l’étude en forme de Valse de Camille Saint-Saëns ; Jules Massenet (1842-1912) : Méditation de Thaïs ; Maurice Ravel (1875-1937) : Tzigane, rhapsodie de concert. Stéphanie-Marie Degand, violon ; Christie Julien, piano. 1 CD NoMadMusic NMM 035. Enregistré en avril 2016 à l’Auditorium du Conservatoire de Gennevillers. Notice bilingue : français et anglais. Durée : 63’24

 

so_french

La violoniste et la pianiste nous convient à déguster un programme franco-belge certes assez « classique » mais de très belle tenue.

Dès l’Introduction et Rondo Capriccioso en la mineur, pièce incomparable du catalogue de , écrite en 1863, les deux musiciennes séduisent par une lecture échevelée correspondant parfaitement à l’esprit de la pièce. On imagine les rencontres stimulantes du compositeur et de Sarasate qui la travaillèrent ensemble, sans doute loin d’imaginer le futur glorieux de cette œuvre.

L’atmosphère change totalement avec la mélancolique songerie intitulée la Méditation de Thaïs de , partition tirée de l’opéra éponyme créé à l’Opéra de Paris en 1894, exécutée ici avec retenue,  pudeur et délicatesse. Une lecture magnifique.

Les artistes ne pouvaient ignorer un des sommets de la musique de chambre du XIXe siècle, la Sonate pour violon et piano en la majeur  composée par pendant l’été 1886, dédiée à qui la créa au Cercle artistique de Bruxelles le 16 décembre de la même année. Les interprètes délivrent une lecture souple et presque chantante dans l’Allegro ben moderato, elles se montrent opportunément plus passionnées et plus recueillies dans l’Allegro suivant, tandis que le Recitativo –Fantasia (ben moderato), s’appuie sur un lyrisme intense en même temps que sur certaines audaces parfaitement abordées et soulignées dans ce rendu parfait.

Que dire du saut esthétique effectué avec Tzigane de Maurice Ravel en avril 1924, une rhapsodie difficile d’interprétation avec ses variations que l’on pourrait croire improvisées mais dénotant le travail singulier d’un créateur unique parfaitement servi par les deux musiciennes.

Au final, un bel album proposant un choix de partitions attrayant pour tous et en particulier pour ceux qui souhaiteraient découvrir ce pan incontournable de la musique « classique » franco-belge du plus grand intérêt.

Banniere-abecedaire728-90-resmusica-janvier16

Mots-clefs de cet article
Reproduire cet article : Vous avez aimé cet article ? N’hésitez pas à le faire savoir sur votre site, votre blog, etc. ! Le site de ResMusica est protégé par la propriété intellectuelle, mais vous pouvez reproduire de courtes citations de cet article, à condition de faire un lien vers cette page. Pour toute demande de reproduction du texte, écrivez-nous en citant la source que vous voulez reproduire ainsi que le site sur lequel il sera éventuellement autorisé à être reproduit.