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Osmo Vänskä à Radio France dans Tchaïkovski et Nielsen

Concerts, La Scène, Musique symphonique

Paris. Auditorium de Radio france. 2-XII-2016. Dmitri Kabalesvki (1904-1987) : Les Comédiens, suite pour orchestre op. 26 ; Piotr Ilitch Tchaïkovski (1840-1893) : Concerto pour violon et orchestre en ré majeur op. 35 ; Carl Nielsen (1865-1931) : Symphonie n° 4 op. 29, « Inextinguible ». Sayaka Shoji, violon ; Orchestre philharmonique de Radio France, direction : Osmo Vänskä.

osmo-vn%e2%95%a0anskn%e2%95%a0a-high-res-4-credit-greg-helgesonDans le splendide Auditorium de Radio France, le chef finlandais à la tête d’un Orchestre philharmonique des grands jours, électrise le public dans Tchaïkovski et Nielsen.

Une leçon d’orchestration renversante fait la démonstration des capacités d’un des compositeurs majeurs de l’Union soviétique, . Sa suite pour petit orchestre Les Comédiens décline l’art orchestral délicat et inventif d’un maître encore trop méconnu sous nos latitudes. On peut se poser la question de la qualité expressive de certains solistes dans le fameux Concerto pour violon et orchestre en ré majeur de Tchaïkovski, œuvre jouée et enregistrée partout dans le monde. Sous la baguette d’ la partie orchestrale du concerto est parfaitement rendue. Toutefois, la jeune soliste japonaise , au palmarès déjà fort conséquent, fait naître quelques interrogations. Sa technique époustouflante  s’appuie sur une mécanique irréprochable ; hélas, elle n’arrive pas suffisamment à minimiser un déficit de sensibilité lyrique et de vision globale de l’œuvre ; et plus largement de l’abord psychologique du grand romantique russe. Le succès public est néanmoins là et débouche sur un court et espiègle bis emprunté à Paganini.

Après la pause vient le tour du génial (lire notre dossier) avec sa Symphonie n° 4 dite « Inextinguible » que le compositeur danois résumait ainsi : « La musique est la vie, et comme elle, elle est inextinguible ». Il s’agit d’une symphonie très singulière, exceptionnelle de puissance lorsque tous les pupitres s’expriment et également de grande douceur dans les pages proches de la musique de chambre. Le dialogue des deux timbaliers placés de chaque côté au fond de l’orchestre confère à ce chef-d’œuvre de 1914-16 toute son originalité. L’ et l’excellent Osmo Vänskä, spécialiste reconnu de Sibelius et du répertoire nordique (on lui doit un formidable enregistrement de l’œuvre de Nielsen chez BIS, 2001), sont ce soir-là parmi les plus grands défenseurs de l’hymne à la vie de sur une scène parisienne. Le public ne s’y trompe pas et apprécie avec un vif enthousiasme.

Crédit photographique : Osmo Vänskä (c) Greg Helgeson

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