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Danse Macabre avec l’Orchestre Symphonique de Montréal et Kent Nagano

À emporter, CD, Musique symphonique

Paul Dukas (1865 – 1935) : L’apprenti Sorcier. Antonín Dvořák (1841 – 1904) : La Sorcière de midi, op. 108. Modeste Moussorgski (1839 – 1881) : Une Nuit sur le Mont-Chauve. Mili Balakirev (1837 – 1910) : Tamara. Camille Saint-Saëns (1835 – 1921) : Danse Macabre, op. 40. Charles Ives (1874 – 1954) : Hallowe’en. Orchestre Symphonique de Montréal, direction : Kent Nagano. 1 CD DECCA 0028948303960

 

nagano-danse-macabre-deccaAprès un magnifique enregistrement de L’Aiglon du duo Ibert-Honneger, revient chez Decca avec son Orchestre de Montréal pour une compilation de pièces autour d’un programme intitulé « Danse Macabre », allant de Dukas à Ives en passant par les russes Moussorgski et Balakirev. La légèreté des cordes et la clarté des vents de l’orchestre canadien fonctionne particulièrement bien dans la musique française, moins pour peser dans les œuvres slaves.

Ouvert par L’Apprenti Sorcier de Dukas, ce programme de danses macabres se laisse déguster avec de beaux coloris dans l’ et des tempi allants choisis par , pour une première pièce où ne manque ni dynamique ni puissance, surtout dans une coda très réussie, mais pour laquelle un soupçon de magie et un zeste de folie en plus n’aurait pas fait de mal.

La Sorcière de Midi du Tchèque Dvořák nécessite une formation plus aguerrie à la musique de son pays pour passionner et manque ici de brillance et de tension dans les cordes, tout comme Une Nuit sur le Mont-Chauve de Moussorgski proposée ensuite, extrêmement bien tenue par le chef américain, sans que l’orchestre n’arrive à donner le surplus de force nécessaire à venir taquiner les références. Au moins l’orchestration un peu rustre de Rimsky-Korsakov choisie ici n’est-elle pas trop alourdie, mais l’ambiance n’atteint jamais les sommets qu’on a connus avec d’autres enregistrements.

En termes d’ambiance toujours, l’introduction de la quatrième pièce, Tamara de , confère cette fois l’un des plus beaux moments de musique du programme et montre la qualité de Nagano à développer une partition rarement interprétée, bien colorée dans les bois et ajustée dans les rythmes, mais où là encore il manque un peu de magie et de poids dans les cordes, notamment aux pupitres les plus graves. Même sensation pour la Danse Macabre op. 40 de Saint-Saëns, très bien introduite par les coups de minuit à la harpe puis par le solo des violoncelles avant d’ouvrir sur le superbe archet du premier violon, puis moins enthousiasmante et sans doute ensuite pas assez dansante.

Audacieuse, la dernière pièce est un extrait des Three Outdoor Scenes de , le seul Hallowe’en dans sa version pour formation de chambre, parfaitement interprétée par ce chef qui sait toucher à tout le répertoire et a toujours convaincu dans la musique du XXe siècle.

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