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Prestation émérite de l’Orchestre d’Auvergne dans Tchaïkovski et Sibelius

À emporter, CD, Musique symphonique

Piotr Ilitch Tchaïkovski (1840-1893) : Sérénade pour cordes en do majeur op. 48 ; Jean Sibelius (1865-1957) : Quatuor à cordes en ré mineur « Voces Intimae » op. 56. Orchestre d’Auvergne, direction : Roberto Forés Veses. 1 CD Aparté. Enregistré à Clermont-Ferrand, en mai 2016. Notice bilingue : français-anglais. Durée : 60’.

 

Orchestre-dAuvergne-aparteL’ dédie un album, splendidement interprété, à deux œuvres pour cordes de Tchaïkovski et Sibelius.

Il suffit d’écouter en premier lieu la Sérénade pour cordes en do majeur que le grand romantique russe commença à rédiger en septembre 1880 pour se rendre compte, non sans étonnement, de la pleine réussite de cette lecture allante, homogène, aux tempi irréprochables, aux timbres magnifiques, le tout grâce à une parfaite discipline des pupitres et à une direction irréprochable. Les uns et les autres réagissent idéalement aux pages alanguies et délicates du troisième mouvement (Élégie) et aux passages rythmés et nerveux de la Valse (second mouvement) et du Finale (Tema Russa). L’écoute de cette magnifique musique suspend le temps et l’on regrette qu’elle ne se prolonge pas davantage. L’ et son chef espagnol Roberto Forés Peses dépassent toutes les espérances interprétatives, servis par une prise de son techniquement éblouissante. Nous tenons là une belle référence de la discographie.

Dans Sibelius l’inspiration ne s’éclipse pas même si l’on peut soutenir que le Quatuor à cordes en ré mineur de la maturité de Sibelius n’avait nul besoin de voir se multiplier les effectifs ni de se voir adjoindre une partie de contrebasse. Le côté introverti, souvent austère voire éploré et amer de « Voces Intimae » (édité en septembre 1902) et son adéquation idéale au quatuor à cordes pouvait se passer aisément de cette adaptation. Néanmoins l’inspiration des interprètes  et de leur direction ne faillit point et leur lecture est aussi somptueuse et dépourvue d’artifices superficiels.

Ces deux œuvres assez dissemblables nous emportent et nous entraînent dans leur univers respectif avec une probe véracité qui mérite d’être soulignée. On suivra désormais de très près le travail à venir de ces artistes.

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