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Dvořák parfaitement défendu par le NDR de Hambourg et Urbański

À emporter, CD, Musique symphonique

Antonín Dvořák (1841-1904) : Symphonie n° 9 en mi mineur op. 95 « Du Nouveau monde ». Le Chant du Héros op. 111. NDR Elbphilharmonie Orchester, dir. Krzysztof Urbański. 1 CD Alpha-Classics. Enregistré à la Laeiszhalle, Hambourg, en décembre 2015 et juin 2016. Durée : 61’30.

 

Dvorak_ubranskiCe programme dénué de toute originalité se contente de reproduire la fameuse « Symphonie du Nouveau monde » d’ – une invention tout à fait sublime par ailleurs –  et nous permet de confirmer, si besoin en était, les qualités exceptionnelles de l’Orchestre symphonique NDR de l’Elbe (ou ), très à l’aise dans la grande salle de la Laeiszhalle à Hambourg.

L’enregistrement précède de quelques mois l’inauguration tant attendue de la Philharmonie de l’Elbe (dite Elphi) dont l’ouverture, avec un grand retard, devint réalité le 11 janvier 2017. Le chef polonais (35 ans), qui s’illustre également à Indianapolis et Trondheim, occupe une place plus qu’honorable dans le classement des grands chefs vivants. Il porte la poésie du Tchèque à son summum de grâce et d’élégance, de naturel et de coloration, de lyrisme aussi, lui conférant un intérêt qui se découvre au fur et à mesure du déroulement sonore. Les thèmes mille fois entendus ne perdent aucunement leur saveur et portent l’auditeur dans un univers cohérent, magique et terrestre à la fois, harmonieux et onirique. Ainsi en est-il de cette Symphonie n° 9 créée par l’Orchestre symphonique de New York au cours de l’année 1893 par Anton Seidl. Moins populaire, mais digne d’intérêt, le poème symphonique Le Chant du Héros fut composé en 1897, année de la disparition de son ami Johannes Brahms, et créé l’année suivante à Vienne sous la baguette de Gustav Mahler. Le travail de Dvořák n’est pas sans évoquer Franz Liszt  et, bien que dépourvu de programme directeur précis, l’auteur en brosse toutefois les grands traits : « Un être imprégné avant tout de spiritualité, un artiste qui après s’être débattu dans les ténèbres, atteint enfin la lumière. »

et son , dans ces superbes enregistrements de Dvořák refusent toute ascèse et repoussent toute tentative aventureuse, au profit d’une effusion contrôlée, d’un transport intelligent du monde intime et attachant du compositeur tchèque, et se placent en conséquence au nombre des lectures, innombrables, à privilégier.

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