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Les symphonies de Brahms sous la baguette de Markus Poschner

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Johannes Brahms (1833-1897) : Symphonie n° 1 en do mineur, op. 68 ; Symphonie n° 2 en ré majeur, op. 73 ; Symphonie n° 3 en fa majeur, op. 90 ; Symphonie n° 4 en mi mineur, op. 98. Orchestre de la Suisse italienne, direction : Markus Poschner. 2 DVD Sony Classical. Roberta Pedrini, réalisatrice. Enregistrement live, Teatro LAC Lugano Arte e Cultura (Suisse), octobre 2015-février 2016. Notice trilingue : anglais, italien et allemand. Durée : 91’38 et 79’41 (bonus : 21’).

 

sony Markus Poschner brahmsUne radiographie recommandable d’un Brahms attachant et humain, dans cette version DVD attentive à la mise en avant d’un son unique et d’un climat passionné et mélancolique.

« La vérité est que les œuvres instrumentales de Brahms montrent la même indifférence à l’usure que les compositions de Bach pour le clavier, les concertos de piano de Mozart et les quatuors à cordes de Beethoven », statua, à grands traits certes, mais non sans exactitude, dans La Musique d’orchestre de Brahms parue chez Actes Sud en 1989. Respectivement confiées au public en 1876, 1877, 1883 et 1885, les quatre symphonies de n’ont cessé d’exalter les auditeurs de toutes sensibilités, que ce soit dans les salles de concerts, sur les ondes radiophoniques et grâce aux différents types d’enregistrement. Chefs et phalanges de tous niveaux et de tous horizons ont souhaité laisser leur empreinte sur ce massif orchestral, monument impérissable que nous légua une figure majeure de la musique du XIXe siècle. Classique, romantique, indépendant, personnel, fascine toujours autant, et son aura ne connaît pas de répit.

L’allemand , nommé chef principal de l’Orchestre della Svizzera italiana de Lugano en septembre 2015 (il assurait auparavant le poste de directeur musical à Brême), ne peut cacher son plaisir personnel et esthétique à défendre ardemment la musique de son célèbre compatriote. L’enregistrement live de la prestation des musiciens, caractérisée par l’ardeur, l’engagement et la précision, convainc de la qualité de leur conception de la musique symphonique de Brahms. Certes, on peut imaginer que d’autres phalanges superlatives, comme en abritent Berlin, Vienne, Londres, ou Hambourg, transcendées par des géants prométhéens ou dionysiaques comme Furtwängler, Karajan, Sawallich, Walter, Giullini, Jochum, Böhm, ou Kubelik, auraient donné plus d’opulence et d’épaisseur au discours, plus de transcendance et de générosité aussi. Dans le cas de l’, les options retenues privilégient la légèreté et la fluidité, plus latines que germaniques peut-être, mais parfaitement recevables, comme le confirme le visionnage de ces deux DVD hautement appréciables pour les moins arrimés aux gloires du passé.

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