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La Fantastique par Emmanuel Krivine

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Hector Berlioz (1803-1869) : Symphonie fantastique op. 14. La Chambre Philharmonique, direction : Emmanuel Krivine. 1 DVD Alpha Classics. Enregistré en concert à la Cité de la Musique (aujourd’hui Philharmonie 2) le 27 mai 2014. Format image NTSC 16:9. Durée totale : 125 minutes.

 

BerliozFantastiqueKrivine et sont à l’affaire dans une Fantastique d’ engagée et pleine de verve, enregistrée à la Cité de la Musique, qui se hisse parmi les meilleures captations vidéos de l’œuvre. 

Qu’attend-on d’un nouvel enregistrement de la Fantastique ? Qu’elle soit berliozienne. C’est-à-dire ? Qu’elle soit théâtrale, dramatique, qu’elle vous chavire, qu’elle ait de la fougue et du panache, qu’elle soit verte, vivante, tour à tour sentimentale, élégiaque, romantique, grinçante, brillante, qu’elle vous emporte dans ses climax. Le luxe orchestral, l’hédonisme sonore, la routine bien sûr sont ses pires ennemis.

À l’aune de ces critères, les chefs français ou de sensibilité française à la tête de grands orchestres traditionnels se taillent la part du lion, Charles Munch à Boston, Paul Paray à Detroit, Igor Markevitch à Berlin, Colin Davis à Amsterdam, mais les orchestres sur instruments d’époque font mieux que de la figuration : John Eliot Gardiner et l’Orchestre Révolutionnaire et Romantique enregistrés dans la salle historique du Conservatoire dominaient jusqu’à présent le sujet, la typicité des sonorités ne laissant pas place à des coquetteries interprétatives auxquelles François-Xavier Roth avec Les Siècles et Jos van Immersel avec Anima Eterna (Harmonia Mundi) avaient pu se laisser aller.

est un excellent berliozien, et ce DVD est l’occasion rare d’en fixer une trace. Réalisé à la fin d’une tournée en 2014, cet enregistrement capté en concert à la Cité de la Musique dispose des qualités essentielles que l’on attend, netteté de style, engagement, fraîcheur, imagination, ce qui justifie sa publication. Les bonus méritent le détour, à commencer par le concert commenté par Krivine, qui trouve un bon équilibre entre souligner l’inventivité de l’œuvre et ses moments les plus délicats (qui ne sont pas ceux que l’on croit), et mettre en valeur les qualités interprétatives de ses musiciens. C’est d’ailleurs le soin apporté par le chef à reconnaître l’importance des individualités qui forment , qui est un des principaux atouts de cette production.

Dans l’état de la discographie en DVD, le choix s’établit désormais entre Krivine, Gardiner qui a le grand avantage de proposer la Messe Solennelle en complément (Decca) et Christoph Eschenbach avec l’Orchestre de Paris dans l’ancienne salle Pleyel, qui propose un complément intéressant avec Harold en Italie interprété par Tabea Zimmerman (Bel Air Classiques, Clef ResMusica).

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